L'État résilie le contrat de Vinci pour l'aéroport Nantes-Atlantique - Infos Reuters

Olivier Quentin

Olivier Quentin

C'était le joyau de la couronne, l'aéroport le plus dynamique de France, dont la fréquentation avait encore progressé de 15 % l'an dernier pour le plus grand bénéfice de son concessionnaire, Vinci.

En 2017, l'aéroport de Nantes-Atlantique figurait au 9e rang des aéroports français avec 4,5 millions de passagers.

Le contrat de concession de l'aéroport de Nantes conclu entre l'Etat et Vinci va être résilié, le gouvernement a confirmé mardi soir l'information publiée quelques heures plus tôt par le journal Le Télégramme, ce contrat avait été signé en 2010 pour une durée de 55 ans, il prévoyait la concession de Nantes Atlantique et à terme celle du nouvel aérogare de Notre-Dame-des-Landes.

Le gouvernement avait annoncé en janvier l'abandon du projet de transfert de l'aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes, préconisant à la place d'adapter à l'évolution du trafic les aéroports existants de Nantes, Rennes et Brest. Difficile de supprimer NDDL et de garder le contrat, d'autant que la donne a aussi changé pour Nantes-Atlantique, qu'il va falloir aménager maintenant que le voilà pérennisé, avec des investissements à la clef. Il va donc y avoir remise en concurrence.

L'Etat lancera un appel d'offres pour un nouveau contrat de concession et d'exploitation de l'aéroport nantais, avec pour objectif que les travaux de réaménagement démarrent début 2021.

Il précise que les "travaux de court terme nécessaires à l'exploitation de l'aéroport de Nantes-Atlantique dans des conditions améliorées pour les passagers, notamment les jours d'affluence, se dérouleront également comme prévu dès cette année et jusqu'en 2020 ".

"S'agissant des conséquences financières de la résiliation de ce contrat, les discussions avec Vinci ont démarré dès l'annonce du gouvernement en janvier, et se poursuivent actuellement. Le Gouvernement s'attache dans ce dossier au respect du droit et à la défense des intérêts de l'Etat", explique le gouvernement.

Un porte-parole du groupe de BTP et de concessions a déclaré que celui-ci prenait acte de la décision de l'Etat. L'État a "reculé précipitamment en cédant au chantage des zadistes, sans prévoir aucune solution alternative ", a-t-il ajouté dans un communiqué publié sur Twitter.

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