Deux Belges inculpés pour un projet d'attentat en France — Bruxelles

Un cordon de sécurité de la police belge

Un cordon de sécurité de la police belge

Les suspects, un couple belge d'origine iranienne résidant à Wilrijk, ont été placés sous mandat d'arrêt par un juge d'instruction anversois.

Le service de déminage a retrouvé dans le véhicule une bombe artisanale et un dispositif de mise à feu.

Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer une conférence organisée le 30 juin à Villepinte par les Moudjahidines du Peuple Iranien (MEK), un parti d'opposition iranien fondé en 1965 et interdit par le gouvernement iranien en 1981. Le parquet fédéral spécialisé dans les affaires de terrorisme a confirmé lundi 2 juillet cette information donnée par des médias belges: un couple de Belges d'origine iranienne a été interpellé samedi à Woluwe-Saint-Pierre, à l'est de Bruxelles, en possession d'explosifs. Quelque 25 000 personnes étaient présentes à cette conférence. Lors de la fouille de ce véhicule, environ 500 grammes de TATP et un mécanisme de mise à feu ont été découverts dans une petite trousse de toilette, poursuit le parquet fédéral belge.

La police judiciaire fédérale d'Anvers a exécuté samedi cinq perquisitions à la demande du juge d'instruction, respectivement à Wilrijk, Boom, Uccle, Mons et Leuze-en-Hainaut. Le SEDEE ("Service d'enlèvement et de destruction d'engins explosifs") a fait sauter cet explosif. Toujours selon la station belge, un complice présumé a été privé de liberté en France et deux autres suspects ont été remis en liberté après audition. Il s'agit d'un diplomate iranien en contact avec le couple qui prévoyait de commettre l'attentat.

"L'attentat terroriste a pu être déjoué grâce à une collaboration entre la sûreté de l'Etat belge et les autorités judiciaires françaises et allemandes", a affirmé le parquet. "Une enquête de terrorisme" a été ouverte par le parquet fédéral belge.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a précisé via Twitter que le niveau de la menace déterminé par l'Ocam n'avait dès lors pas évolué.

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