Irak: exécution de 13 jihadistes pour appartenance à l'Etat islamique

Parmi les jihadistes condamnés à mort en Irak le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint l’EI en 2014 sous le nom de guerre d’Abou Hamza al-Belgiki

Irak. Le Premier ministre ordonne l’exécution de tous les « terroristes »

"Le Premier ministre ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif", a indiqué Abadi dans un communiqué, précisant que l'appel de ces condamnés a été rejeté et que la présidence a ratifié leur exécution. En 2018, l'Irak a procédé à l'exécution de 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme". Ces exécutions interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par des djihadistes. Tarik Jadaoun, un Belge qui avait rejoint l'Etat islamique en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki, figure sur cette liste.

" Ces exécutés avaient été condamnés conformément à la loi antiterroriste". Bagdad a même publié pour la toute première fois les photos des pendaisons.

Ces exécutions ont eu lieu par pendaison à la prison de Nassiriya (sud), surnommée "al-Hout" (la baleine) car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés.

La vidéo diffusée samedi par l'organe de propagande de Daesh, Amaq, constitue le premier chantage public des jihadistes sur les autorités depuis que les forces irakiennes ont chassé Daesh de toutes ses places fortes.

Dans la nuit de lundi à mardi, les familles des six personnes apparues sur la vidéo - des civils travaillant au département logistique des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi - avaient été informées que les forces armées les avaient libérées. Les prisons du pays comptent aujourd'hui environ 300 condamnés à mort pour leur appartenance à Daesh, tandis que 300 autres sont condamnés à la prison à perpétuité.

Les condamnés étrangers sont principalement turcs ou originaires des anciennes républiques de l'URSS.

Les organisations de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch en tête, réclament régulièrement aux instances judiciaires irakiennes de faire la distinction entre les djihadistes qui ont tué et les femmes qui étaient simplement mariées avec des combattants islamistes.

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