Greenpeace fait s écraser un drone sur une centrale

Vidéo. Greenpeace fait s’écraser un drone sur la centrale nucléaire de Bugey

Le drone Superman de Greenpeace alors qu'il survole la centrale

L'AFP, citant des sources concordantes, a confirmé qu'un drone en forme de Superman, piloté par des militants de Greenpeace France, avait survolé ce 3 juillet la centrale du Bugey, à 25 kilomètres de Lyon (Ain). "La présence de ces drones n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations". Une action qui montre "l'extrême vulnérabilité de ce type de bâtiment, qui est pourtant celui qui contient le plus de radioactivité dans une centrale nucléaire".

Après avoir survolé une partie de la centrale sans encombre, Greenpeace a fait écraser "Superman" contre le mur de ce qui serait une piscine d'entreposage de combustible usé, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article.

Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire auprès de l'organisation environnementale Greenpeace France, tape du poing sur la table, dans un communiqué: "Seule une protection passive des centrales nucléaires et donc la bunkerisation des piscines d'entreposage de combustible usé, permettra de sécuriser ces installations".

Il s'agit d'une infraction au regard du code de la défense et une plainte a été déposée, entraînant l'ouverture d'une enquête, ajoute-t-on chez le producteur d'électricité. "Le crash n'a provoqué aucun dégât, ça n'était évidemment pas notre but", termine Yannick Rousselet. "Le bâtiment combustible est important pour la sûreté, dimensionné notamment contre les agressions externes naturelles ou accidentelles, ce qui lui assure une robustesse élevée".

EDF, dans un communiqué, a fait savoir que le vol des deux drones, avait été détecté et que la gendarmerie avait intercepté l'un des deux engins. "Le survol de drone ne constitue pas une menace vis-à-vis de la sûreté", assure encore EDF, sans rien confirmer de plus.

Cette action intervient après des intrusions de militants de Greenpeace dans les centrales de Cattenom (Moselle) en octobre et Cruas (Ardèche) en novembre, qui avaient le même objectif de dénonciation de failles dans la sécurité des piscines de combustible. Greenpeace avait démenti toute implication.

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