Puberté précoce, baisse de la fertilité... la faute aux perturbateurs endocriniens

Il existe un lien entre la mauvaise qualité du sperme et une augmentation de la mortalité et de la morbidité chez les hommes

Infertilité et pubertés précoces en hausse : des causes environnementales ?

Santé publique France alerte sur la dégradation de la qualité du sperme, les cas de puberté précoce et de cancers de testicules.

Chez les filles, ce sont les pubertés précoces qui inquiètent. Et d'après l'agence de santé, elles sont probablement dues à des causes environnementales, bien que le lien formel soit difficile à établir.

"Entre 1989 et 2005, une baisse significative et continue de 32,2% [26,3-36,3] de la concentration spermatique a été observée" chez les hommes français, expliquent les chercheurs de Santé Publique France dans leur dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire, paru le mardi 3 juillet.

Autres causes possibles, qui pourraient être intriquées avec les précédentes: "le tabagisme chez les femmes enceintes, des facteurs nutritionnels ou métaboliques, la pollution atmosphérique ou des modifications de mode de vie". "Diverses hypothèses causales peuvent être évoquées, notamment les expositions aux PE [perturbateurs endocriniens]", avancent les auteurs de l'étude.

Le même phénomène a été observé dans d'autres pays occidentaux.

Parallèlement, les cas de cancers des testicules, qui se déclarent le plus souvent chez des patients âgés de 20 à 40 ans, progressent. Cette hausse "dans les populations d'origine nord-européenne depuis plusieurs décennies est un fait connu et encore inexpliqué", soulignent les chercheurs.

Elle touche 10 fois plus souvent les filles que les garçons. Et les différences sont marquées entre les régions: dans l'ancienne région Midi-Pyrénées et le département du Rhône, les incidences de cette pathologie sont plusieurs fois supérieures à la moyenne nationale. Un rapport de Santé Publique France le confirme: la santé reproductive en France se détériore.

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