Un sauveteur meurt dans la grotte où des enfants thaïlandais sont coincés

À la fin du mois de juin 2018, 12 jeunes footballeurs et leur entraîneur thaïlandais ont été pris au piège dans une grotte inondée. " Après avoir livré une réserve d'oxygène, sur le chemin du retour, il n'en a plus eu assez pour lui-même", a annoncé Passakorn Boonyaluck, vice-gouverneur de la province de Chiang Rai".

Cet ancien membre des commandos de marine thaïlandais "a perdu conscience sur le chemin du retour, son compagnon de plongée a essayé de l'aider et de le ramener", a précisé Apakorn Yookongkaew.

Jusqu'à présent, les secours pensaient que si un sauvetage s'avérait impossible dans l'immédiat, les enfants et leur entraîneur, surveillés par des médecins et nourris, pourraient rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, dans la cavité. "Mais la situation a changé, le temps est désormais limité", a déclaré devant la presse le chef des commandos de marine, Apakorn Yookongkaew, l'un des responsables de la cellule de crise. "Même si nous avons perdu un homme, nous continuons à avoir foi dans notre mission", a-t-il assuré, la voix tremblante comme tous les militaires vendredi matin.

Aujourd'hui, il faut environ onze heures pour effectuer l'aller-retour, à savoir six heures pour l'aller et cinq heures pour le retour, grâce au courant qui permet aux plongeurs d'avancer un peu plus vite. Et le parcours est extrêmement difficile: les tunnels sont en fait des boyaux de terre et de roches étroits, remplis d'une eau froide et boueuse.

Le pompage de l'eau réalisé depuis plusieurs jours a déjà permis d'évacuer de la grotte l'équivalent de cinquante piscines olympiques. Mais le retour de la pluie, prévu vendredi, pourrait ruiner ces plans, avec le risque de torrents d'eau s'écoulant dans la grotte, en cette saison de mousson. La mort de ce plongeur aguerri vendredi porte un coup dur au moral des centaines de sauveteurs mobilisés, dont de nombreux étrangers, australiens ou britanniques. Les familles évoquent une possible fête d'anniversaire qu'ils auraient voulu organiser dans la grotte pour l'un d'eux ayant eu 16 ans le 23 juin.

En parallèle, les sauveteurs sont toujours à la recherche d'une voie d'accès depuis le sommet de la montagne qui soit connectée ou facilement connectable via un forage, avec le lieu où sont réfugiés les enfants. Vendredi, ils devaient passer ces voies supérieures au détecteur de mouvement, pour tenter d'établir la localisation exacte des enfants sous terre, mais le temps semble jouer contre ce scénario.

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