Attaque au gaz sarin: le responsable exécuté

Shoko Asahara avait vu sa sentence de peine capitale confirmée il y a des années et attendait depuis dans les couloirs de la mort

Japon: L'ex-gourou de la secte Aum exécuté

Principalement implantée au Japon et en Russie, la secte Aum Vérité suprême a commis plusieurs actes criminels au Japon entre 1989 et 1995.

Shoko Asahara était le gourou de la secte Aum.

Cependant, six autres ex-membres, condamnés également à la peine de mort, sont encore en attente de l'exécution de la sentence.

La secte Aum Shinri Kyo, ou Vérité suprême d'Aum, qui mélangeait méditations bouddhiste et hindoue à enseignements apocalyptiques, avait organisé des attaques simultanées au gaz sarin sur plusieurs lignes du métro de Tokyo aux heures de pointe le 20 mars 1995, qui ont fait 13 morts et plus de 6.000 blessés.

Le ministère de la Justice a confirmé la pendaison de Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), le fondateur et gourou du groupe, mais n'a pas donné l'identité des 6 autres.

Mars 1995, le métro de Tokyo est victime d'une attaque au gaz sarin.

Près de 190 membres de cette secte seront condamnés à des sentences diverses.

Quelque temps auparavant, lors d'une sorte de répétition des effets de ce gaz, sept personnes avaient été tuées dans la ville centrale de Matsumoto, dans le centre du pays, et 600 autres avaient souffert de maux divers, parfois définitifs. Cinq membres de la secte sont toujours dans le couloir de la mort au Japon.

Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans des crimes divers, dont l'attentat au sarin.

Vendredi, des membres des familles des victimes ont réagi. La première peine capitale pour l'attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999.

Avant cet attentat qui a choqué le pays, le Japon avait regardé avec une fascination mêlée d'angoisse germer et grandir Aum dans les années 1980 et 1990. La secte a attiré jusqu'à 10 000 fidèles. Le chef mystique Asahara allait alors d'émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l'attention des citoyens, parmi lesquels de jeunes scientifiques de haut vol, des médecins, des avocats et autres individus appartenant à l'élite.

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