Nouvelle purge en Turquie : 18 000 fonctionnaires limogés par le pouvoir

Plus de 18 000 fonctionnaires limogés en Turquie                         En savoir plus

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Recep Tayyip Erdogan a été réélu, le 24 juin dernier, à la tête du pays qu'il dirige depuis 15 ans. La levée de l'état d'urgence était l'une de ses promesses de campagne.

Au total, 18 632 personnes, dont plus de 9 000 fonctionnaires de police et 6 000 membres des forces armées, ont vu leur nom publié dans le décret, présenté par les médias comme le dernier avant une probable levée de l'état d'urgence lundi. Ce nouveau décret-loi, le 35e depuis la tentative de putsch de juillet 2016, porte à près de 130 000 le nombre de fonctionnaires turcs radiés sous l'état d'urgence. Outre les fonctionnaires de police et les membres des forces armées donc, 1.000 employés du ministère de la Justice et 640 agents du ministère de l'Éducation sont également renvoyés.

Lundi marquera également l'entrée en vigueur d'un système présidentiel en vertu d'une révision constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017. Sous ce nouveau système, l'ensemble des pouvoirs exécutifs reviennent au Président, qui pourra notamment prononcer des décrets présidentiels.

"Les alliés occidentaux de la Turquie ont accusé le président Erdogan d'utiliser le putsch manqué de juillet 2016 comme une excuse pour sévir" contre ses opposants, rappelle le site d'information britannique.

Ces purges sont vivement critiquées par l'opposition et les organisations de défense des droits de l'homme, qui y voient une tentative de faire taire toute voix critique en Turquie.

" Le nouveau gouvernement sera annoncé lundi, le cabinet commencera à travailler et l'état d'urgence sera levé", a déclaré la semaine dernière le premier ministre sortant Binali Yildirim. Des milliers d'autres ont été suspendues.

Par ailleurs, douze associations, trois journaux, et une chaîne de télévision ont été fermés par le décret de dimanche.

Les autorités turques ont accusé le prédicateur musulman Fethullah Gülen, basé aux États-Unis, d'avoir orchestré le coup d'État et ont procédé à des limogeages de personnes accusées de liens présumés avec lui.

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