USA: Trump se sépare de son ministre de l'Environnement controversé

Un homme au cheveux gris

Scott Pruitt était en poste en tant que secrétaire de l'Agence américaine de l'environnement

Scott Pruitt était empêtré dans une série de scandales liés à son train de vie et à son utilisation des fonds publics. Au total, ce farouche partisan du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat est impliqué dans une quinzaine de scandales.

"J'ai accepté la démission de Scott Pruitt de son poste de dirigeant de l'Agence de protection de l'environnement (EPA)", a indiqué le président américain dans un tweet après des mois de spéculation sur le sort de cet ancien procureur général de l'Oklahoma.

L'administrateur-adjoint de l'EPA, Andrew Wheeler, assumera à partir de lundi 9 juillet les fonctions d'administrateur par intérim de l'Agence, a fait savoir le président américain.

Tout a commencé par des dépenses excessives de voyage, en première classe ou dans des avions affrétés aux frais du contribuable, contrairement aux règles gouvernementales. C'est ensuite le nombre pléthorique de gardes du corps accompagnant l'administrateur, 24 heures sur 24, même à l'étranger, pour un coût presque doublé par rapport à ses prédécesseurs, qui a posé question. Pruitt a aussi fait installer une cabine téléphonique sécurisée dans ses bureaux de Washington, pour 43.000 dollars - une somme jugée excessive, tout comme les.

Pour ses dépenses personnelles, l'homme était semble-t-il plus regardant. Par ailleurs, le directeur de l'EPA est aussi soupçonné d'avoir obtenu des faveurs de ses amis lobbyistes, comme le fait de pouvoir louer à très bas prix un grand appartement à Washington.

Il utilisait certains membres de son cabinet pour des tâches personnelles, comme de véritables assistants personnels, chargés de lui trouver un autre appartement à louer, de lui dénicher des billets pour un match, ou d'aider sa femme à trouver un emploi... payé au moins 200.000 dollars par an.

La démission de M. Pruitt survient après plusieurs mois d'allégations à son encontre, faisant notamment état de fautes éthiques et de violations de la loi. Mais au-delà de ces affaires, ce sont ses prises de position politiques - climatosceptiques et anti-règlementations environnementales - qui ont défrayé la chronique, le plaçant comme l'ennemi juré des organisations environnementales. Lorsqu'il était "Attorney General" de l'Oklahoma, Scott Pruitt avait ferraillé devant les tribunaux contre l'administration Obama, main dans la main avec l'industrie pétrolière dont il était l'un des lobbyistes les plus efficaces.

Selon le sénateur démocrate, le voyage de quatre jours de Pruitt au Maroc était "inapproprié", parce que l'EPA ne joue aucun rôle officiel dans la supervision des exportations de gaz naturel, mission qui relève du département américain de l'énergie ou de la Commission fédérale de régulation de l'énergie (FERC).

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