Six des treize jeunes de la grotte évacués — Thaïlande

"Qu'importe combien de temps on doit attendre tant qu'il est en sécurité AFP

Le premier enfant libéré des profondeurs a pu être extrait de la grotte dimanche à 17h40 locales (10h40 GMT).

L'espoir s'était amoindri après des jours de report en raison de risques trop importants.

"Aujourd'hui est le grand jour".

A l'issue de la première phase de l'évacuation des enfants coincés dans la grotte thaïlandaise de Tham Luang, quatre enfants en ont été extraits et deux sont en route vers la sortie, a déclaré Narongsak Osottanakorn, le chef de l'opération de sauvetage.

Pour l'heure, il faut 11 heures à un plongeur chevronné pour faire l'aller-retour. Les plongeurs les ont guidés le long d'un parcours tortueux, marqué par des portions inondées et étroites, en particulier un passage très difficile à franchir, dans lequel il faut se faufiler. Vendredi, un ancien plongeur d'élite de la Marine thaïe de 38 ans est mort exténué, alors qu'il apportait des bouteilles d'oxygène aux adolescents.

Les conditions pour une évacuation sont jugées "parfaites" par la cellule de crise, notamment en ce qui concerne le niveau d'eau dans la grotte.

D'après un média australien, News.com, quatre garçons auraient été pris en charge dans la grotte, et commenceraient le trajet vers la surface. "Nous devons utiliser la zone pour aider les victimes", ajoutait la police dans le haut-parleur. Une information à prendre cependant avec précaution, les journalistes étant éloignés des lieux où se déroulent les faits: ils ont été cantonnés dans un centre de presse à un kilomètre de la grotte, pour ne pas gêner les opérations.

Les secours avaient réussi à insérer un tuyau de plusieurs kilomètres pour acheminer de l'oxygène dans la poche où le groupe s'est réfugié et le niveau d'oxygène s'est stabilisé dans la grotte.

L'annonce d'évacuation a été suivie par un branle-bas de combat dans le camp monté par les journalistes, avec des caméras partout et des lits de camp pour être aux meilleures places pour filmer l'évacuation des enfants. Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise, avait prévenu vendredi soir que l'afflux de médias posait problème. Or la pluie a recommencé à tomber brièvement samedi soir, et des orages sont attendus à partir de ce dimanche. "Nous avons de plus en plus de médias qui arrivent et s'installent partout", avait-il critiqué.

L'équipe de foot des "sangliers sauvages" était partie explorer la grotte le 23 juin, après l'entraînement. Face à l'afflux de journalistes, pataugeant dans la boue depuis des jours, les autorités avaient posé des barrières métalliques pour les tenir à distance et permettre aux secouristes de travailler sans caméras autour. En parallèle, la cellule de crise a continué à effectuer des forages dans la montagne, pour une possible évacuation par le haut, et plus de cent forages ont été réalisés à la verticale dans la montagne: certains peu profonds, mais l'un d'entre eux long de 400 mètres.

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