Désarmement nucléaire : Pyongyang rejette les méthodes de "gangster" des Etats-Unis

Le chef de la diplomatie américaine arrive à Pyongyang pour parler du nucléaire

Monde Le chef de la diplomatie américaine arrive à Pyongyang pour parler du nucléaire

Mike Pompeo, le secrétaire d'État américain, est reparti bredouille, tandis que les nord-coréens dénoncent une attitude "extrêmement regrettable" et "des demandes unilatérales et avides" de la part des Américains.

"Nos leaders ont pris des engagements lors du sommet de Singapour sur une dénucléarisation complète de la Corée du Nord", avait déclaré M. Pompeo lors d'une escale sur la base américaine de Yokota au Japon.

"Il y aura une vérification liée à la dénucléarisation complète, c'est ce que le président (Donald) Trump et le président Kim (Jong Un) ont tous deux accepté", a-t-il ajouté.

En visite à Hanoï au Vietnam, dimanche, M. Pompeo a réagi à ces propos, ajoutant au passage que les sanctions contre la Corée du Nord seraient maintenues jusqu'à ce que Pyongyang se débarrassent de son arsenal nucléaire.

Pyongyang a dit profondément regretter l'attitude de la délégation américaine conduite par M. Pompeo aux pourparlers de haut niveau qui se sont déroulés vendredi et samedi avec des officiels de la RPDC, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la RPDC.

"Lors du sommet historique du 12 juin entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump, le premier a promis qu'il allait " œuvrer à la dénucléarisation de la péninsule coréenne", sans en définir les modalités ni le calendrier, tandis que le second a promis en échange des " garanties de sécurité " et la fin des manoeuvres militaires américano-sud-coréennes.

"Les Etats-Unis commettent une erreur fatale s'ils considèrent que la République populaire démocratique de Corée se doit d'accepter (.) des demandes qui reflètent leur état d'esprit de gangster", avertit le régime par la voie de l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

Les discussions étaient vives, samedi, entre le Secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo (à gauche, de dos) et Kim Yong-chol, un général très proche de Kim Jong-un (face à Mike Pompeo).

"Personne ne s'est écarté (de cet objectif), cela reste leur engagement".

Avant de quitter Pyongyang, le secrétaire d'État a déclaré devant les reporters que ses échanges avec le représentant du régime Kim Yong-chol avaient été "productifs", avaient été menés "de bonne foi" et avaient permis de réaliser "de grands progrès" dans certains domaines.

En outre, une réunion des représentants des deux pays sur le retour des restes des soldats américains tués pendant la guerre de Corée a été fixée pour le 12 juillet.

"Il ne s'agit pas de rompre les pourparlers". Ces deux jours de pourparlers visaient à mettre en place un plan concret de dénucléarisation.

Depuis le sommet du 12 juin, Donald Trump s'est montré optimiste sur les chances de paix dans la péninsule divisée depuis la guerre de Corée (1950-53), estimant que la menace d'une guerre nucléaire était écartée.

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