Les sauveteurs tentent de sortir les derniers jeunes de la grotte — Thaïlande

Enfants piégés dans la grotte :

Enfants dans une grotte en Thaïlande: «bonnes nouvelles dans quelques heures»

La Thaïlande toute entière est suspendue à la saga des 12 enfants et de leur entraîneur de 25 ans bloqués dans le vaste réseau souterrain depuis le 23 juin par la montée des eaux.

Les enfants ont reçu des messages de soutien de célébrités aussi diverses que le président américain Donald Trump, la star de football Lionel Messi et le gourou américain de la technologie Elon Musk.

Le chef de la junte militaire, le général Prayut Chan-O-Cha, a accueilli le patron de SpaceX dans la grotte lundi soir.

Mais le drame passionne aussi à l'étranger -les médias internationaux ont envoyé des centaines de journalistes sur place. Emaciés mais en vie, les jeunes footballeurs étaient perchés sur un promontoire, à plus de quatre kilomètres de l'entrée de la grotte.

Dimanche, quatre garçons ont revu la lumière du jour, grâce à des plongeurs expérimentés qui les ont guidés le long d'un parcours tortueux, marqué par des portions inondées et étroites, en particulier un passage très difficile à franchir. Ce parcours périlleux a coûté la vie à un plongeur vendredi lors d'une opération de ravitaillement des enfants. Or, une bonne partie des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n'a fait de plongée. Les sauveteurs ont préféré insérer un tuyau de plusieurs kilomètres de long afin d'acheminer de l'oxygène - qui commençait à manquer - jusque dans la poche où le groupe s'est réfugié.

Dimanche, quatre adolescents avaient été extraits de la grotte.

Baptisés par les réseaux sociaux "Sangliers sauvages 1, 2, 3 et 4", les premiers quatre garçons, hospitalisés, vont bien, a précisé Narongsak Osottanakorn, même s'ils sont "tenus à l'écart" de leurs parents, afin d'éviter qu'ils ne soient contaminés, vu leur état de faiblesse. L'aller-retour entre le camp de base des secouristes, à l'intérieur de la grotte, et la cavité où se trouvent les enfants, prend en effet une dizaine d'heures, ce qui oblige les équipes de plongeurs à installer des bouteilles d'oxygène le long du parcours. Les médecins envisagent de permettre aux familles de leur rendre visite, mais séparés par une vitre, ont expliqué les autorités.

Les parents des derniers enfants encore prisonniers attendent à l'entrée de la grotte, espérant retrouver leurs bambins sains et saufs.

Le manque d'espace ajoute aussi à la complexité des opérations. "J'attends toujours ici à la grotte, je croise les doigts", a expliqué à l'AFP Supaluk Sompiengjai, la mère de Pheerapat, communément appelé par son surnom, "Night".

Après leur découverte par les plongeurs britanniques, les sauveteurs ont désespérément passé en revue toutes les solutions possibles, percer des tunnels dans la montagne ou attendre sous terre pendant des semaines la fin de la mousson.

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