Macron, le Congrès de Versailles et l'Europe

Congrès de Versailles : quel déroulé, quel contenu 

L'entrée d'Emmanuel Macron dans la Galerie des Bustes lors de la précédente édition du Congrès à Versailles le 3 juillet

La veille, lors de son discours prononcé devant le Congrès, les propos du président de la République avaient déjà choqué des parlementaires, essentiellement dans les rangs des Républicains, qui avaient critiqué une "instrumentalisation" de la mémoire de la Shoah.

Pour ce qui est de l'économie, le chef de l'Etat, souvent accusé d'être le "président des riches" a assuré n'aimer "ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges".

"Une politique pour les entreprises, ce n'est pas une politique pour les riches!", a-t-il dit. "Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d'investissement et d'accompagnement social", a-t-il ajouté. Des réformes, comme la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), très impopulaires et dénoncées comme étant uniquement favorables aux contribuables les plus aisés. Le Premier ministre Edouard Philippe "présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses publiques", a déclaré Emmanuel Macron, promettant "des choix forts et courageux".

La convocation du parlement par le président a été permise par la révision constitutionnelle de Nicolas Sarkozy 2008. "Vous avez engagé des chantiers d'une ampleur encore jamais vue", a-t-il affirmé.

Au sujet de la religion, le président a tenu à souligner la place de l'islam dans la République: "La République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam". Emmanuel Macron a également indiqué que "dès l'automne, un cadre et des règles" seront donnés à ce culte qui compte près de six millions de fidèles et quelque 2 500 lieux de culte dans l'Hexagone.

Il a toutefois estimé qu'"une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre", existait.

"Non, ramener des étrangers qui sont rentrés clandestinement et illégalement en Europe chez eux, ça n'est pas de la déportation, c'est juste l'application du droit", a martelé Laurent Wauquiez qui prône entre autres le renvoi systématique des bateaux de migrants à leur port de départ et l'interdiction à vie de régulariser un migrant rentré clandestinement sur le territoire français. "C'est une politique pour toute la nation, une politique pour l'emploi, une politique pour les services publics" et "pour ceux qui restent en marge", a insisté le chef de l'État.

"C'est là que se joue la véritable transformation mais aussi la véritable dignité: tout le monde doit être protégé mais chacun a sa part de responsabilité dans la société", a-t-il poursuivi. "Un combat est en train de se livrer, qui définira le projet de l'Europe à venir: celui d'un repli nationaliste ou celui d'un progressisme contemporain", a ajouté le président de la République.

Depuis janvier 2015, les attentats jihadistes ont fait 246 morts en France. "(.) Ces règles seront négociées dans les prochains mois par les partenaires sociaux afin qu'une telle réforme puisse entrer en vigueur au printemps 2019".

Ce dernier a plaidé quant à lui pour une refondation du projet européen vers "une Europe plus souveraine, plus unie, plus démocratique".

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