Paris s'attend à un sommet de l'Otan mis sous pression par Trump

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Bruxelles se prépare à "l'une des plus grosses opérations" policières des dernières années

Le sommet de l'Otan dure deux jours, mercredi et jeudi, et se déroule en deux endroits. "Il ne faut donc pas surinvestir dans des attentes".

Le président américain Donald Trump a accusé mardi des pays de l'Otan d'être défaillants depuis des années dans leurs dépenses militaires et a suggéré que ces pays "remboursent" aux États-Unis des arriérés.

Les 11 et 12 juillet, les dirigeants des vingt-neuf États membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (l'Otan) doivent se retrouver à Bruxelles pour débattre de l'avenir de leur alliance militaire, de la Russie et de questions liées à la sécurité et au terrorisme.

Il vise particulièrement l'Allemagne, la première économie européenne, dont les dépenses pour la défense représentent 1,24% de son PIB. La France devrait atteindre cet objectif en 2025.

"Chère Amérique, considérez mieux vos alliés, après tout vous n'en avez pas tant que ça", a-t-il également déclaré, se faisant le porte-voix des Européens, qui craignent qu'avec ses critiques, le président américain ne cherche à les diviser et à remettre en cause le fonctionnement même de l'Alliance, après avoir déjà fait capoter un G7 en juin au Canada.

"Les Etats-Unis dépensent bien plus pour l'Otan que n'importe quel autre pays".

M. Trump rencontrera lundi prochain son homologue russe à Helsinki, pour un premier sommet bilatéral historique, quelques jours après une réunion avec ses alliés de l'Otan, qui s'attendent à être mis sous pression sur le partage des dépenses de défense.

Pour autant, "le fait qu'il y ait un sommet entre les présidents américain et russe après le sommet de l'Otan n'est en soi pas contradictoire", ajoute-t-on, assurant que les membres de l'Alliance adopteraient une "position claire" et unie sur la question de l'Ukraine. Lorsque le président du conseil italien, Paolo Gentiloni, en visite à Washington, le 20 avril 2017, sollicite au cours d'une conférence de presse commune l'aide des Etats-Unis pour stabiliser la Libye, point de départ de nombreux migrants, il se heurte à un refus catégorique de Donald Trump qui le laisse pantois.

"Et pour couronner le tout, l'Union européenne affiche un excédent commercial de 151 milliards de dollars avec les Etats-Unis avec des barrières commerciales sur les biens américains".

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