Sommet de l'OTAN: avant de partir pour Bruxelles, Trump rappelle son mécontentement

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Paris s'attend à un sommet de l'Otan mis sous pression par Trump

"L'argent est important, mais la solidarité véritable est encore plus importante", a-t-il lancé à l'adresse du locataire de la Maison Blanche qui ne cesse de réclamer de ses alliés européens, qu'ils dépensent davantage pour la défense, avec un objectif convenu - mais non respecté - d'atteindre les 2% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2024.

"Je pense que le fait de bien s'entendre avec la Russie, de bien s'entendre avec la Chine, de bien s'entendre avec les autres est une bonne chose", a-t-il ensuite ajouté.

"Les États-Unis dépensent beaucoup plus que tout autre pays pour protéger", a tweeté le président américain mardi avant son départ pour l'Europe.

"Avant son entrée en politique, Donald Trump plaidait pour une prise de distance par rapport à une " Europe socialiste " (15 décembre 2011), assurant que la crise financière qui avait gagné les pays de l'Union après avoir ravagé les Etats-Unis était " leur problème et pas le nôtre ".

"Je ne dis pas qu'ils dépensent suffisamment, mais c'est un bon début", a commenté le chef de l'Otan en saluant l'impulsion donnée par le président Trump à l'augmentation des efforts consentis par les alliés.

Bruxelles s'apprête à vivre durant trois jours au rythme du sommet de l'Otan - avec un intermède footballistique mardi soir pour le match France-Belgique à Saint-Pétersbourg (Russie) - qui contraint la police locale à organiser "l'une des plus grosses opérations depuis des années".

M. Tusk a fait cette déclaration lors de la signature d'une nouvelle déclaration marquant le renforcement de la coopération entre l'Otan et l'Union européenne aux côtés du secrétaire général de l'Alliance, Jens Stoltenberg, et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Ce n'est pas juste pour le contribuable américain".

"Personne ne sait ce que va dire le président américain, même ses équipes ne le savent pas", confie un diplomate français à deux jours de la rencontre qui se tiendra dans le QG de l'Alliance atlantique. Mais "des progrès considérables ont été accomplis", a-t-il estimé.

Au-delà, les doutes entretenus par Donald Trump sur sa volonté réelle de faire intervenir automatiquement les Etats-Unis en cas d'attaque contre un de leurs alliés, comme le stipule l'article 5 du traité de l'Otan, ou sur un redéploiement des troupes américaines présentes en Allemagne, poussent désormais certains Européens à accélérer la cadence pour se rendre autonomes. Dans le même tweet de ce lundi, il a également évoqué les différends commerciaux qui l'opposent aux Européens. Il est toujours intéressant de savoir: qui est votre ami stratégique?

Le président américain se rend au siège de l'OTAN, puis à Londres, cette semaine, avant un sommet avec Poutine.

Au total, quelque 2.400 policiers et un millier de militaires seront mobilisés pour assurer la sécurité et les aspects logistiques du sommet, selon le Premier ministre Charles Michel.

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