Erdogan nomme son gendre aux Finances - Monde

Erdogan nomme ses proches aux postes clés

Erdogan, l'hyper-président turc

Erdogan a reçu lundi au palais présidentiel à Ankara Habib El Malki, président de la Chambre des représentants qui a représenté SM le Roi Mohammed VI à la cérémonie d'investiture du président turc.

Confortablement réélu le 24 juin avec 52,6% des voix, M. Erdogan, 64 ans, a prêté serment au Parlement, s'engageant notamment à préserver les principes de la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk et à accomplir sa tâche d'une manière " impartiale ". Un constat souligné maintes fois par l'opposition locale et auquel Erdogan répond que cette réforme permettra à la Turquie de mieux relever les défis auxquels elle fait face et de s'affirmer comme une grande puissance économique.

Celui qui est à la tête de la Turquie depuis 2003 d'abord comme premier ministre puis comme président, a vu ses pouvoirs nettement renforcés après sa large victoire à l'élection présidentielle, puisqu'il cumule désormais les postes de président et de premier ministre faisant de lui le seul détenteur du pouvoir exécutif.

Il nommera également six des treize membres du Conseil des juges et procureurs (HSK), chargé de nommer et destituer le personnel du système judiciaire. Pour certains l'alliance avec le MHP pourrait conduire à un durcissement de la politique menée par Erdogan, notamment sur la question kurde.

Après sa prestation de serment, M. Erdogan présentera un nouveau gouvernement qui devrait compter uniquement 16 ministères contre 26 actuellement. Le chef de la diplomatie sortant Mevlut Cavusoglu a été reconduit. "En d'autres mots, la Turquie sera une autocratie institutionnalisée", analyse Marc Pierini chercheur à l'institut Carnegie Europe. Si les ministres de la Justice, des Affaires étrangères et de l'Intérieur restent inchangés, le gendre du président, Berat Albayrak, reçoit une promotion.

Les marchés, qui redoutent des pressions de M. Erdogan sur la Banque centrale, semblent avoir mal accueilli cette nomination. Le technocrate avait par le passé dirigé l'Agence turque de gestion des situations d'urgence (Afad).

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