Trump tire sur ses alliés — Otan

Otan Russie amis ennemis Trump brouille les cartes

Le président américain Donald Trump lors d'une réunion publique à Great Falls le 5 juillet 2018 dans le Montana

C'est ainsi que le président des Etats-Unis a construit sa vision de ses alliés européens qu'il va rencontrer les mercredi 11 et jeudi 12 juillet dans le cadre du sommet annuel de l'OTAN. ", a tweeté le tempétueux président américain".

Le président américain, Donald Trump, s'en est de nouveau pris, ce lundi, aux pays alliés, martelant sa demande d'augmentation de leurs dépenses militaires. Des rappels à l'ordre à l'approche du sommet de l'Alliance.

"De nouveaux chiffres publiés mardi semblent confirmer l'argumentation du président américain, sept pays seulement - le Royaume-Uni, la Grèce, la Lettonie, l'Estonie, la Pologne, la Lituanie et la Roumanie - devant atteindre en 2018 l'objectif de 2 % du PIB en dehors des États-Unis".

Reste à savoir si cette position suffira à convaincre Donald Trump qui, en l'espace d'un an, a multiplié les décisions unilatérales, de sa sortie de l'accord de Paris sur le climat et de l'accord sur le nucléaire iranien à l'imposition de droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés de l'Union européenne. "Quand on a des alliés, il faut en prendre soin et leur accorder plus d'attention qu'à d'autres puissances". Son épouse Melania Trump l'accompagnait, vêtue d'un pull rouge et d'une jupe beige, assortis à ses escarpins Louboutin. Monsieur le Président, n'oubliez pas cela demain, lorsque nous nous réunirons au sommet de l'Otan, mais surtout lorsque vous rencontrerez le président Poutine à Helsinki.

Pour autant, "le fait qu'il y ait un sommet entre les présidents américain et russe après le sommet de l'Otan n'est en soi pas contradictoire", ajoute-t-on, assurant que les membres de l'Alliance adopteraient une "position claire" et unie sur la question de l'Ukraine.

Le président américain a adressé des courriers similaires à huit autres pays, dont le Canada et la Norvège, pays natal de Jens Stoltenberg. "Ces arguments n'ont pas été repris au niveau technique et au niveau des contacts préparatoires mais dans les déclarations politiques qui seront faites à Bruxelles, il est possible que (Donald Trump) redise ce qu'il a déjà dit".

Un scénario conforté quelques heures plus tard par Donald Trump qui a jugé sur Twitter "inacceptable" le fait que les Etats-Unis soient le plus gros contributeur d'une alliance militaire qui bénéficie selon lui davantage à l'Europe qu'à Washington. Un regard depuis longtemps critique qui n'a cessé de gagner en agressivité au cours des derniers mois, comme l'ont traduit les jugements les plus brutaux sur l'Union européenne (UE) jamais formulés publiquement par un président américain.

Dernières nouvelles