Naomi Musenga est décédée d'une intoxication au paracétamol

Mort de Naomi Musenga le paracétamol un médicament courant mais dangereux

Ouverture d'une enquête judiciaire sur la mort de Naomi Musenga

La justice française va ouvrir une information judiciaire pour "non-assistance à personne en péril" après le décès d'une jeune femme dans l'est du pays, moquée par les secours d'urgence alors qu'elle avait cherché de l'aide auprès d'eux.

Son visage avait bouleversé la France: six mois après la mort de Naomi Musenga, décédée après avoir été raillée par une opératrice du Samu, le procureur de la République de Strasbourg a annoncé mercredi l'ouverture d'une information judiciaire. La Strasbourgeoise de 22 ans était décédée le 29 décembre après une mauvaise prise en charge de la part des services du Samu. Un document sonore, relatant les échanges entre la jeune femme et l'opératrice, avait été largement diffusé par les médias et les réseaux sociaux.

Le procureur a ajouté avoir reçu plusieurs membres de la famille de Naomi Musenga le 10 juillet "afin de leur donner connaissance des conclusions de l'enquête".

"La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès", selon la procureure. "Nous sommes démunis", avait déclaré Honorine Musenga, la mère de Naomi, en juin lors d'une conférence de presse à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg.

Le paracétamol reste un médicament.

Les circonstances du décès de Naomi Musenga, morte quelques heures après avoir appelé en vain le Samu de Strasbourg en décembre, viennent d'être dévoilées.

Le parquet de Strasbourg avait déjà ouvert une enquête préliminaire le 9 mai dernier. Me Mohamed Aachour, autre avocat de la famille, avait demandé "que des mises en examen soient prononcées et qu'une information judiciaire soit ouverte".

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