Tensions autour des budgets de défense des Européens — OTAN

L\'alliance Atlantique sous la pression de Trump

"Germany is a captive of Russia" : Donald Trump accuse l'Allemagne d'être "prisonnière" de la Russie

Le président américain s'est également prononcé sur les relations entre l'Allemagne et la Russie et sur ce plan également surprise!

"Le président américain Donald Trump a assuré que " l'engagement américain auprès de l'Otan " était " fort ", lors d'une conférence presse organisée in extremis lors du sommet de l'Alliance. Il a précisé avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l'Allemagne, auquel il est fortement opposé, mais il s'est refusé à entrer dans les détails de l'entretien.

" L'Allemagne est prisonnière de la Russie parce qu'elle tire une grande partie de son énergie de la Russie "', a-t-il expliqué.

Donald Trump a fait part de ses craintes concernant l'immigration en Europe pendant sa conférence de presse en clôture du sommet de l'OTAN.

"En psychanalyse, on appelle cela une projection" ironise le journaliste de Die Zeit Joerg Lau, qui rappelle que "Donald Trump est l'homme en faveur duquel les services secrets russes sont intervenus massivement lors des élections américaines et qui est menacé d'une convocation par l'enquêteur spécial Robert Mueller en raison des liens de son entourage avec la Russie". "L'Allemagne a accepté d'accélérer le tempo pour augmenter ses dépenses militaires", a pourtant encore commenté Donald Trump. C'est un point classique de sa position sur les dépenses au sein de l'Otan.

Le président américain n'a de cesse de réclamer aux Européens d'accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024. Le chef de l'Otan a assuré que les Alliés sont d'accord sur les dossiers cruciaux: la nécessité de renforcer la puissance de l'Organisation, la lutte antiterroriste et le partage plus équitable du fardeau financier. Inquiets de la baisse des budgets de défense en pleine crise ukrainienne, les membres de l'Otan se sont engagés, au sommet de 2014 au Pays de Galles, à "viser d'atteindre l'objectif de 2% en une décennie".

Une quinzaine d'Etats membres, dont l'Allemagne, le Canada, l'Italie, la Belgique et l'Espagne, étaient sous les 1,4% du PIB en 2018.

Acrimonieux, difficile, imprévisible: le sommet de l'Otan qui s'ouvre mercredi à Bruxelles s'annonce tendu tant il dépendra de l'humeur de Donald Trump, invité par les Européens à "mieux considérer" ses alliés.

A Bruxelles, le sommet de l'Otan a commencé.

"L'Allemagne est un pays riche".

Donald Trump a affirmé jeudi qu'il avait obtenu gain de cause sur la hausse des dépenses militaires des pays européens dans le cadre de l'Otan.

"L'Otan est une bonne alliance (.), tant que nous sommes unis, nous préserverons cet environnement sécuritaire qui nous est cher à tous", a-t-il déclaré.

L'objectif de financement militaire des pays membres fixé par l'OTAN est de 2 % du PIB par année d'ici 2024.

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