Les présidents ukrainien et américain s'entretiennent au cours du sommet de l'OTAN

Donald Trump la bouche ouverte et l'index point

Le président américain Donald Trump parle avec les médias avant son départ pour l'Europe

Les Alliés se sont engagés en 2014 à consacrer 2% de leur PIB à leur défense en 2024, mais une quinzaine d'Etats membres, dont l'Allemagne, le Canada, l'Italie la Belgique et l'Espagne sont sous la barre de 1,4% en 2018 et seront incapables de respecter leur parole, ce qui ulcère Donald Trump. "Il est sans doute le seul, mais ça me va...", avait ironisé Donald Trump en lui serrant la main.

"L'Allemagne vient de commencer à payer à la Russie, le pays dont elle veut se protéger, des milliards de dollars pour ses besoins en énergie provenant d'un nouveau gazoduc en provenance de Russie". Et "hier, je leur ai fait savoir que j'étais extrêmement insatisfait de ce qui se passait et ils ont considérablement renforcé leurs engagements". Le président américain réclame une plus grande participation financière des membres de l'organisation militaire.

"Je crois en l'Otan".

"Pour moi, c'était un point de discorde très important, nous en avons longuement discuté", a-t-il poursuivi, ajoutant par ailleurs que l'Allemagne avait accepté "de faire beaucoup mieux" en matière de dépenses militaires "qu'elle ne le faisait et nous en sommes très heureux".

Donald Trump a critiqué la plupart des pays européens au sommet de l'Otan, à Bruxelles.

Le fait que le président américain Donald Trump n'ait été accueilli à son arrivée mardi soir à Bruxelles que par une haute fonctionnaire des Affaires étrangères - et non par un membre du gouvernement fédéral - résulte d'une volonté de l'administration américaine, a-t-on indiqué mercredi de source gouvernementale belge.

La déclaration commune adoptée mercredi par les dirigeants de l'Alliance ne fait aucune mention de cette requête. Entre l'annexion de l'Ukraine et de la Crimée, les démonstrations de force en Suède, pays partenaire de l'OTAN, ou encore l'intervention de Vladimir Poutine en Syrie: les Européens craignent le pire.

Selon le journal, qui cite des responsables américains anonymes, Washington insiste pour mettre par écrit ses inquiétudes concernant l'ingérence russe présumée dans l'élection de 2016 aux États-Unis. Car, sur le marché du gaz naturel, la Russie est un concurrent puissant pour les Etats-Unis.

"Questionné par les journalistes sur la façon dont il a obtenu ces concessions au lendemain d'une journée marquée par ses attaques répétées contre les pays " qui n'en font pas assez au sein de l'OTAN", Donald Trump a déclaré qu'il serait " très mécontent " s'ils n'augmentaient pas leur engagement de dépenses, laissant planer sans le dire l'éventualité d'un retrait des États-Unis de l'alliance. Il enfonce aussi un coin entre les Européens, divisés sur une ligne Est-Ouest sur la question du gaz russe.

"C'est un exemple de pays européens qui fournissent des fonds à la Russie, lui donne des moyens qui peuvent être utilisés contre la sécurité de la Pologne", a soutenu le chef de la diplomatie polonaise Jacek Czaputowicz.

Dernières nouvelles