Un sommet sous tension — OTAN

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse le 10 juillet 2018 à Bruxelles

Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse le 10 juillet 2018 à Bruxelles

Angela Merkel s'est pour sa part déclarée satisfaite de cet échange de vues avec Donald Trump. "Aujourd'hui, nous sommes satisfaits (des efforts annoncés) et nous avons une Otan plus forte qu'il y a deux jours", s'est-il réjoui. "Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie (.) Ce n'est pas normal", a-t-il encore martelé lors d'un petit-déjeuner avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Interrogé sur les vives critiques de M. Trump vis-à-vis de l'Allemagne, M. Macron a réaffirmé que Paris et Berlin avaient "destin lié" et que l'Allemagne était "un partenaire indispensable" de la France. "Nous discutons des dépenses militaires et de commerce". Il exige son abandon. " Les Américains rêvent d'un quota de GNL ", expliquaient en mai des sources proches du gouvernement allemand, évoquant la présence d'une délégation des Etats-Unis en Europe " pour faire campagne contre Nord Stream 2 ".

"Nous pensons que (ce gazoduc) va saper la stabilité et la sécurité énergétique en Europe en offrant à la Russie un nouvel outil de pression politique sur les pays européens (.)".

Les Etats-Unis sont engagés dans une stratégie de conquête de marchés pour leur gaz naturel.

Peskov a réfuté la dépendance de l'Allemagne à l'égard de la Russie. La route baltique permet d'éviter de passer par l'Ukraine, avec qui la Russie est en conflit.

L'engagement souscrit en 2014 de consacrer 2% de leur PIB aux dépenses de défense pour 2024 demeure.

Mais de nombreux pays sont contraints de réduire leurs dépenses militaires à cause de la crise.

Il a affirmé que ses homologues avaient accepté le principe de l'augmentation de leurs budgets militaires à l'OTAN. Ce qui a irrité Washington.

Il se rendra ensuite pour un sommet bilatéral historique avec le président russe Vladimir Poutine lundi à Helsinki. "Nous serons en mesure de discuter avec lui de la relation entre l'Otan et la Russie".

Pourquoi Donald Trump en veut-il à l'Otan?

"Nous protégeons l'Allemagne, la France".

Il a même suggéré mercredi de les porter à terme à 4% de leur PIB. La Lettonie, la Lituanie et la Roumanie devraient à leur tour atteindre ce seuil en 2018.

Ces trois pays devraient avoir atteint l'objectif d'ici la fin de l'année en cours, selon l'Otan.

Donald Trump était arrivé à Bruxelles mardi soir décidé à leur forcer la main.

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