Trump vante la solidité des liens avec Londres malgré la polémique

Trump et le Royaume-Uni une relation

Theresa May et Donald Trump lors d'une rencontre bilatérale le 8 juillet 2017 à Hambourg

"J'ai dit à Theresa May comment faire, mais elle ne m'a pas écouté". "S'ils font un tel accord, nous traiterions avec l'Union européenne au lieu de traiter avec le Royaume-Uni", a dit Donald Trump au tabloïd The Sun (en anglais).

Le gouvernement britannique a présenté jeudi les détails de son plan sur la future relation entre le Royaume-Uni et l'UE après le Brexit en mars 2019, qui prévoit de mettre en place une nouvelle "zone de libre-échange pour les biens", destinée à maintenir un commerce "sans friction" avec les 27 membres de l'UE. A Washington, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a tenté de minimiser l'impact des déclarations de Donald Trump en assurant que le président américain "aime et respecte beaucoup" Theresa May, puisque, a-t-elle ajouté devant la presse, "il a dit dans son interview qu'elle était 'une très bonne personne' et qu'il n'a jamais rien dit de méchant à son encontre".

"S'ils concluent un accord comme celui-ci, nous traiterons avec l'Union européenne plutôt qu'avec le Royaume-Uni, ce qui va probablement tuer l'accord", a déclaré le président des États-Unis qui a également regretté que la Première ministre britannique ait ignoré ses conseils sur la façon de quitter l'UE.

La nouvelle sortie de Donald Trump constitue une claque d'autant plus cinglante pour Theresa May que, jeudi soir, elle a vanté la force du lien transatlantique, y voyant une opportunité "sans précédent".

M. Trump n'a pas non plus exclu de rencontrer son "ami" Boris Johnson, qui ferait, selon lui, un "grand Premier ministre".

Ils ont hué à pleins poumons quand un hélicoptère a emmené le président américain vers Blenheim, imposante résidence de campagne près d'Oxford, où il participe à un dîner avec Mme May et des représentants du monde économique.

Après avoir inspecté les troupes à la prestigieuse académie royale militaire de Sandhurst, M. Trump et Mme May ont poursuivi leurs discussions de la veille à Chequers.

En plus de porter une couche, le bébé Trump au visage orangé tient, dans ses toutes petites mains, un téléphone mobile pour pouvoir, à tout moment, manifester sa colère sur Twitter, le réseau social de prédilection du blond-président.

Les deux dirigeants ont aussi voulu afficher leur unité vis-à-vis de la Russie de Vladimir Poutine, que M. Trump doit rencontrer lundi à Helsinki pour leur premier sommet bilatéral visant à améliorer les relations entre Moscou et Washington.

Le président et son épouse sont ensuite attendus au palais de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres, pour prendre le thé avec Elizabeth II.

Quelques heures après son atterrissage à Londres, il a été accueilli par les huées de quelques centaines de personnes devant Winfield House, résidence de l'ambassadeur des Etats-Unis dans Regent's Park, où le couple présidentiel passe sa première nuit.

Ce parcours le tiendra éloigné des manifestations prévues à Londres contre sa venue, qui devraient culminer par un rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de personnes à Trafalgar Square pour dénoncer sa politique migratoire, son "sexisme" et son "déni" du changement climatique.

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