Un policier suspendu après une vidéo de violences

Violences policières au TGI de Paris le fonctionnaire mis en cause placé en garde à vue et suspendu

Violences policières au TGI de Paris le fonctionnaire mis en cause placé en garde à vue et suspendu

Le policier, qui est alors seul, plaque le détenu au sol et parvient à lui mettre les menottes dans le dos.

Gérard Collomb a annoncé hier soir que le policier a été suspendu: "Le ministre d'Etat a pris connaissance ce jour de l'existence d'une vidéo présentant un comportement violent et inadmissible d'un gardien de la paix stagiaire dans l'enceinte du Tribunal de grande instance de Paris". Dans la vidéo, on voit l'homme sortir des toilettes, puis une altercation, jusqu'à ce que le policier le menotte et l'allonge sur le sol, avant de le ramener violemment dans sa cellule et de le frapper, bien qu'il soit toujours immobilisé.

La vidéo de près de six minutes, datée du 6 juillet et tirée des images de vidéosurveillance et révélée hier par le site là-bas.org, montre d'abord un homme qui semble refuser de retourner dans sa cellule dans l'enceinte du nouveau tribunal de grande instance de Paris. Le policier a du mal à retenir le migrant qui continue de se défendre et essaye de sortir de la geôle mais le policier redouble de férocité et s'acharne sur la victime, avant que deux autres policiers arrivent et tentent de maintenir le jeune migrant à l'intérieur de la "cage". "Le ministre d'État condamne avec la plus grande fermeté ce comportement inadmissible qui vient nuire à l'image de l'ensemble des forces de sécurité", a fait savoir le ministère de l'Intérieur. En réalité, comme l'a signalé une source proche du dossier, il s'agirait d'un prévenu en attente de comparution immédiate pour un vol et non d'un migrant. Après la diffusion de la séquence sur le site Là-bas.org, deux enquêtes ont été ouvertes et le fonctionnaire mis en cause a été suspendu et placé en garde à vue. "Par conséquent, il a immédiatement décidé de la suspension, à titre conservatoire, du fonctionnaire en cause, dans l'attente des conclusions des enquêtes judiciaires et administratives", a indiqué la place Beauvau. Les investigations ont également été ouvertes pour "faux", ont précisé le parquet de Paris et la Préfecture de police.

Dans un exercice de transparence jusqu'ici inédit, l'IGPN a publié fin juin des chiffres provisoires sur les personnes tuées ou blessées lors d'intervention policière au cours des douze mois écoulés.

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