L’islamiste Beghal n’a jamais été condamné en Algérie (avocat)

Terrorisme : Djamel Beghal, le mentor des Kouachi et de Coulibaly, sortira de prison le 16 juillet

La France va remettre le terroriste Djamel Beghal aux autorités algériennes

Bénéficiant d'une remise de peine, Djamel Beghal doit être libéré le 16 juillet, mais il sera aussitôt expulsé vers son pays d'origine: l'Algérie. "Il est dans un état tel après vingt ans d'incarcération et de combat judiciaire, qu'effectivement, il préfère souffrir le risque et voir ce qu'il se passe", explique maître Bérenger Tourné, l'avocat de Djamel Beghal. Richard Ferrand, président du groupe La République en Marche à l'Assemblée nationale a confirmé qu'un accord avait été trouvé avec le pays d'origine du prévenu.

"Un accord a été pris par le quai d'Orsay et les autorités algériennes".

"Détenu à la prison de Vezin-le-Coquet (Ille-et-Vilaine), Djamel Beghal a obtenu, en avril, de la chambre d'application des peines de la cour d'appel de Rennes, une réduction de peine exceptionnelle de vingt jours, alors que sa sortie théorique était prévue le 5 août". "Un laissez-passer consulaire devrait être rapidement délivré, permettant à Djamel Beghal de rejoindre son pays de naissance alors que ses papiers d'identité algériens sont périmés.", ajoute le journal français.

Djamel Beghal est considéré comme le mentor de Chérif et Said Kouachi et d'Amédy Coulibaly, les auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris contre la rédaction du journal satirique Charlie Hebdo et contre le supermarché Hyper Cacher. Djamel Beghal finit donc de purger une seconde peine de 10 ans de prison pour un projet d'évasion en 2010 de Smaïn Aït Ali Belkacem, un ancien membre du Groupe islamique armé algérien (GIA), condamné à perpétuité pour l'attentat à la station RER Musée d'Orsay en 1995 à Paris.

Il a été déclaré expulsable en 2007, deux ans après avoir été condamné à 10 ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

"La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait déclaré le 13 juin sur France Inter que la France souhaitait l'expulser vers l'Algérie à sa sortie de prison et que, si l'Algérie refusait de l'accueillir, il serait assigné à résidence" c'est-à-dire placé sous "surveillance constante".

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