Trump classe la Russie parmi les "ennemis" des États-Unis

Trump-Poutine: un sommet mais pour quoi faire

Des représentations satiriques de Donald Trump vendues en Russie en marge de la Coupe du monde de football

Donald Trump a également mis dans cette même catégorie la Chine et la Russie. Le président américain sera-t-il plus prudent vis-à-vis de son homologue russe que de ses partenaires de l'Alliance atlantique?

Vladimir Poutine et Donald Trump lors du G20 à Hambourg, en Allemagne, le 7 juillet 2017. Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent lundi à Helsinki pour un sommet extrêmement attendu où leurs mots, mais aussi le moindre de leurs faits et gestes, seront scrutés à la loupe.

A cette occasion, il devait s'entretenir avec les chefs d'Etat des deux nations finalistes, le Français Emmanuel Macron et la Croate Kolinda Grabar-Kitarovic.

Les Européens craignent que les Etats-Unis rompent avec la solidarité occidentale en se rapprochant de la Russie. Un déjeuner de travail avec leurs équipes et une conférence de presse commune suivront. C'est le premier sommet américano-russe depuis l'annexion de la Crimée - péninsule ukrainienne -, en 2014.

A la veille de leur entrevue, entre 2 000 et 2 500 personnes ont manifesté "pour les droits de l'homme" à Helsinki.

Leur rendez-vous est fixé en début d'après-midi au palais présidentiel au coeur d'Helsinki sur la Baltique, une capitale qui a déjà accueilli des sommets réunissant bloc de l'Est et l'Ouest par le passé (Gerald Ford et Léonid Brejnev en 1975, George Bush et Mikhaïl Gorbatchev en 1990, Bill Clinton et Boris Eltsine en 1997).

Kira Vorlick, une Américaine d'une trentaine d'année, affirme avoir quitté son pays "pour être débarrassée" de Donald Trump.

Le sommet entre les deux hommes d'État survient trois jours après l'inculpation, par un grand jury fédéral américain, de 12 agents des services russes de renseignement militaire. Ces inculpations ont été décrétées par le procureur spécial chargé de l'enquête sur une ingérence du Kremlin dans cette campagne. "Washington a assuré que, lors de leur rencontre à Helsinki, Donald Trump dirait " clairement " à Vladimir Poutine " qu'il est totalement inacceptable de s'immiscer dans nos élections ". "Je vais absolument et fermement poser la question", a-t-il affirmé, martelant avoir été "beaucoup plus ferme sur la Russie que quiconque".

Peut-être Trump et Poutine, qui ont l'un et l'autre souligné réciproquement leurs qualités de dirigeants, accepteront-ils le retour des diplomates expulsés en lien avec la tentative d'assassinat contre l'ex-agent russe Sergueï Skripal en mars.

Officiellement, Moscou considère Donald Trump comme un "partenaire de négociation". "Nous devons commencer à les rétablir".

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