Face à face Poutine-Trump

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[Coupe du monde] 25 millions de cyberattaques déjouées selon Moscou

Désireux de donner une image positive de leur rencontre, les deux dirigeants aux parcours très dissemblables ont insisté sur leur volonté d'aller de l'avant.

"Les pourparlers se sont tenus dans une atmosphère franche et de travail". Le tempétueux milliardaire américain, au pouvoir depuis 18 mois, a en effet affiché l'espoir de nouer une relation personnelle avec l'ex-officier du KGB, qui tient les rênes du pouvoir en Russie depuis 2000. "Très, très bon début pour tout le monde", s'est félicité Donald Trump à l'issue de l'entretien. Mais en 2026, le pays sera co-organisateur de l'événement, avec le Mexique et le Canada, une nouvelle dont le président américain s'était réjoui.

Le locataire de la Maison Blanche s'en est pris, aux côtés du maître du Kremlin, à l'enquête du procureur spécial Robert Mueller sur l'ingérence russe présumée dans la présidentielle qui l'a porté au pouvoir, et a semblé mettre sur le même plan les accusations du renseignement américain en ce sens et les dénégations de Vladimir Poutine.

Donald Trump a renchéri: "cette enquête est un désastre". Il n'y a eu aucune collusion. Pour l'heure, on ne connait pas la provenance de ces actes, ni s'ils ont été menés par des individus ou par des logiciels, mais on sait que ces cyberattaques ont eu lieu durant la Coupe du monde de football achevée ce dimanche. " Nous avons fait une campagne (électorale) remarquable et c'est la raison pour laquelle je suis président ", a-t-il ajouté.

Washington a inculpé vendredi douze agents du renseignement russe soupçonnés d'être impliqués dans le piratage du parti démocrate en 2016.

Poutine a proposé aux Américains d'interroger les Russes accusés d'ingérence lors des dernières élections américaines. "Nos services spéciaux travaillent avec beaucoup de succès", a-t-il tenu à souligner.

"Donald Trump avait l'occasion de tenir tête à Poutine". Et lui a "assuré" que la Russie était disposée à maintenir le transit de gaz russe par l'Ukraine après la mise en fonction du gazoduc Nord Stream 2, qui doit livrer l'Europe. " Nous sommes d'accord " a répondu le ministère russe des Affaires étrangères sur Twitter. À propos de ce dernier point, les deux chefs d'État ont affirmé avoir longuement discuté, et annoncé qu'ils continueraient à travailler sur la cybersécurité avec des experts des deux pays.

Un autre sénateur républicain plus régulièrement critique à l'égard de Donald Trump, Jeff Flake, a estimé que ses propos étaient "une honte".

Une avalanche de critiques déferle sur le président américain après sa rencontre avec Vladimir Poutine.

"Aux Etats-Unis, l'attitude du président américain qui a désavoué les conclusions de ses propres services de renseignement sur la scène internationale, passe mal".

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