L'idée de Trump pour le Brexit: poursuivre l'UE en justice

La Première ministre britannique Theresa May attend dans la résidence de campagne de Chequers au nord-ouest de Londres l'arrivée du président américain Donald Trump le 13 juillet 2018- Brendan Smialowski- AFP  Archives

Selon Donald Trump, la reine estime que le Brexit est un "problème très complexe"

LONDRES, 16 juillet (Reuters) - La Première ministre britannique, Theresa May, a cédé lundi aux pressions des partisans d'un Brexit dur au sein de son Parti conservateur, en acceptant des modifications à son projet de Brexit afin de sauvegarder sa stratégie globale.

La Première ministre britannique subit la colère des membres les plus eurosceptiques du parti conservateur qui jugent son plan trop accommodant avec l'UE.

Il a déclaré au commentateur de télévision Piers Morgan qu'ils avaient discuté de l'épineuse question de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Au Parlement, Mme May, qui dispose d'une mince majorité grâce à l'appoint d'un petit parti, devra contenir la grogne des eurosceptiques, mécontents de son projet de conserver une relation commerciale étroite avec l'UE une fois la rupture consommée.

Le successeur de ce dernier, Dominic Raab, doit rencontrer cette semaine le négociateur de l'UE Michel Barnier pour tenter de relancer les discussions sur le divorce, qui patinent depuis plusieurs semaines, bloquées sur le problème de la frontière irlandaise, que le "plan de Chequers" a théoriquement vocation à résoudre.

L'ancienne ministre de l'Education Justine Greening, qui avait soutenu le maintien dans l'UE, a estimé dans le Times qu'une telle consultation était "la seule façon de sortir de l'impasse". Donald Trump a enfreint le protocole royal en rendant publique sa conversation privée avec la reine Elizabeth II qui, selon lui, estime que le Brexit est un "problème très complexe", dans une interview accordée au Mail on Sunday (en anglais), dimanche 15 juillet. "'N'abandonnez pas les négociations parce qu'alors, vous serez coincés'", a ajouté Theresa May sur la BBC, répétant sa volonté de négocier avec Bruxelles le "meilleur accord" possible en vue de la sortie de l'UE, prévue le 29 mars 2019.

Histoire de répondre aux critiques suscitées par son "plan de Chequers", Theresa May s'est lancée dans une mission VRP pour en vanter les mérites. On dit que Theresa May se méfie de lui depuis qu'il a écrit, dans un article publié en ligne, que les féministes étaient des " fanatiques insupportables ". En raison des "règles communes" avec l'UE prévues dans ce plan, "nous ne pourrions pas conclure des accords de libre-échange (avec d'autres pays)".

Le président américain déclare aussi "très bien s'entendre " avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, près d'un mois après le sommet historique entre les deux dirigeants à Singapour.

L'autre ministre démissionnaire, Boris Johnson, a lui appelé à regarder avec plus d'optimisme l'avenir du Royaume-Uni hors de l'Union européenne, retrouvant son poste d'éditorialiste au quotidien Daily Telegraph.

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