L'éloge de Barack Obama en l'honneur de Nelson Mandela

Hommage Barack Obama à Nelson Mandela 17 juillet 2018 à Johannesburg

Afrique du Sud. Barack Obama rend hommage aux Bleus, qui ne sont « pas tous des Gaulois »

La veille, Donald Trump avait consterné l'Amérique en tournant le dos aux alliés des Etats-Unis et en donnant des gages à son homologue russe Vladimir Poutine.

A Johannesburg, Barack Obama a également dénoncé "la politique de la peur et de la rancune" et celle "des hommes forts". "Quand ils sont pris en flagrant délit de mensonge, ils en remettent une couche et mentent de plus belle".

"Une trop grande part de la politique, aujourd'hui, semble rejeter le concept même de vérité objective".

"Je ne peux pas trouver de terrain d'entente avec quelqu'un qui affirme que le changement climatique n'existe pas, quand tous les scientifiques disent l'inverse", a poursuivi Barack Obama.

Un des premiers gestes de Donald Trump à la Maison Blanche avait été de retirer les Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, l'estimant "injuste" pour l'industrie de son pays. Obama ne le cite pas explicitement dans ses remarques, mais il prend soin de nouer constamment un parallèle entre chacune de ces allusions et le nouveau locataire de la maison blanche. "C'est une vérité incompatible avec toute forme de discrimination basée sur la race, la religion ou le sexe", a-t-il commencé Obama".

Après vingt-sept ans dans les geôles du régime raciste blanc, Nelson Mandela, icône mondiale de la lutte contre l'apartheid, était devenu le premier président démocratiquement élu de l'Afrique du Sud en 1994, poste qu'il a conservé jusqu'en 1999. Barack Obama a lui occupé la fonction suprême aux Etats-Unis de 2009 à 2017.

Le président américain avait fait le déplacement en Afrique du Sud pour les obsèques de "Madiba", "géant de l'Histoire, qui selon lui, a conduit une nation vers la justice" et "dernier grand libérateur du XXe siècle". L'ancien président américain Barack Obama a salué, mardi, la diversité identitaire de l'équipe de France championne du monde de football, dont les membres " ne ressemblent pas tous à des Gaulois ".

Quelque 15.000 personnes, dont des invités de marque comme la dernière épouse de Nelson Mandela, Graça Machel, l'ex-présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf ou encore l'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, sont attendues au stade de cricket Wanderers. "Ils sont Français", a-t-il lancé sous les applaudissements, regrettant cependant que "le monde n'a pas tenu les promesses" de Madiba.

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