Le viol présumé de Henda Ayari par Ramadan vacille

Tariq Ramadan

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La version de la première plaignante de l'affaire Tariq Ramadan s'effrite.

Les dernières investigations sur les accusations de viols visant Tariq Ramadan ont poussé la première plaignante à revenir de nouveau sur sa version, l'enquête ayant déterminé que Henda Ayari se trouvait à la date supposée des faits à un mariage, selon des éléments dont a eu connaissance l'AFP jeudi.

En effet, cette date coïncide avec le mariage du frère cadet de Henda Ayari.

Pour rappel, Tariq Ramadan a été mis en examen le 2 février pour viols et violences sexuelles, dont l'un sur une personne vulnérable, après les plaintes déposées par deux femmes en octobre 2017.

Initialement, elle situait le viol présumé au début du printemps 2012, dans un hôtel de l'est parisien.

Tariq Ramadan est convoqué pour la deuxième fois devant les juges pour un nouvel interrogatoire, ce jeudi. Son récit a évolué au fil du temps. Henda Ayari assurait alors avoir été abusée par le théologien suisse entre le 31 mars et le 8 avril 2012 dans un hôtel Holiday Inn, près d'une gare parisienne, avant de finalement préciser que le viol avait eu lieu le 26 mai 2012 à l'hôtel Crowne Plaza au coeur de Paris. Ont également été transmises aux enquêteurs deux photographies du mariage, sur lesquelles on peut voir Henda Ayari.

Pour sa part, le conseil de Tariq Ramadan, Me Emmanuel Marsigny, a indiqué qu'il allait formuler une nouvelle demande de remise en liberté pour son client. La date du mariage a, par la suite, été confirmée par la mairie de Rouen. Cette fois-ci, il va être confronté à Henda Ayari, la première des trois femmes qui l'accusent de viols en France. Pour la première, surnommée Christelle, le théologien est aussi inculpé. L'ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque avait porté plainte en octobre dernier contre le théologien musulman.

On notera cependant que le frère de la victime présumée a coupé les ponts avec sa sœur, depuis 2016, après la sortie de son livre " J'ai choisi d'être libre ", où elle explique avoir rompu avec le salafisme, "un mouvement sectaire destructif".

"Son avocat, Francis Szpiner, ne nie pas cette " erreur " de sa cliente mais, à ses yeux, cette confusion ne fragilise en rien son témoignage".

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