Trump rejette une proposition russe, invite Poutine à Washington

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La Une du Time fait de nouveau l'évènement avec un photomontage des plus intrigants, combinant les visages de Donald Trump et Vladimir Poutine, suite au sommet d'Helsinki dont ce dernier est sorti grand vainqueur.

Cette mise au point intervient alors que Donald Trump s'est efforcé mardi de faire retomber la tempête suscitée par sa conférence de presse de lundi au sommet d'Helsinki, au cours de laquelle il n'avait pas demandé à Vladimir Poutine des comptes sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine de 2016 et avait pris pour argent comptant le démenti du président russe. "Certains DETESTENT le fait que je me sois bien entendu avec le président Poutine de Russie", a-t-il encore tweeté mercredi.

M. Trump a ajouté qu'il acceptait les conclusions des agences de renseignement aux États-Unis, qui accusent la Russie de s'être ingérée dans l'élection américaine. Plaidant pour un renforcement des contacts entre les deux grandes puissances nucléaires, le maître du Kremlin a notamment rappelé que le traité de réduction du nombre des armes nucléaires entre la Russie et les États-Unis, le New START, devait expirer en 2021.

" Cela a été une mauvaise semaine et il est impératif que [Donald Trump] comprenne qu'il a mal évalué Poutine", affirme le sénateur républicain Lindsey Graham. Jeudi après-midi, la Maison Blanche a tenté de clore une des nombreuses polémiques nées de la désormais célèbre conférence de presse sur la Baltique.

La proposition exposée par Poutine consistait à permettre à des agents américains d'assister à l'interrogatoire par des responsables russes des 12 agents des renseignement inculpés par les Etats-Unis.

Fait rare, le directeur du renseignement américain, Dan Coats, est monté au créneau pour défendre le travail de ses équipes après les propos de M. Trump -sur lesquels il est partiellement revenu depuis- mettant en doute l'ingérence russe.

A l'issue d'un tête-à-tête de deux heures, les deux hommes ont affiché leur volonté d'écrire un nouveau chapitre des relations entre Washington et Moscou.

Selon un sondage CBS News publié jeudi, seul un tiers (32%) des Américains approuve la façon dont Donald Trump a géré le rendez-vous d'Helsinki.

Bruno TERTRAIS. - Son besoin de rectifier a davantage été dû aux réactions des républicains du Congrès et des médias proches de ce camp qu'aux critiques des services de renseignements.

Parallèlement, le président américain fait face à une autre polémique après avoir qualifié le Monténégro de "tout petit pays (.) avec des gens très forts, très agressifs".

Le Monténégro, qui a rejoint l'Otan au printemps 2017 au grand dam de Moscou, lui a répondu en affirmant qu'il contribuait "à la paix et à la stabilité, non seulement sur le continent européen mais dans le monde entier".

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