Affaire Benalla : ces photos qui contredisent l'Elysée

Assemblée nationale: colère de Christian Jacob quand il découvre que Benalla avait un badge d'accès à l’hémicycle

Crédit LIONEL BONAVENTURE AFP

Trois policiers ont été par ailleurs suspendus à titre conservatoire pour avoir extrait des images de vidéo-surveillance de la Ville de Paris et les avoir transmises à Alexandre Benalla, a-t-on appris vendredi auprès d'une source proche du dossier. "Elle ne se souvenait pas de lui spontanément", a ajouté l'entourage de l'ancienne Première secrétaire du PS. Alexandre Benalla (à gauche), accompagnant Martine Aubry le 17 octobre 2011 rue de Solférino à Paris.

Le limogeage de Gérard Collomb?

Il a également défendu le ministre de l'Intérieur: "Gérard Collomb a évidemment toute sa place, place Beauvau".

"Le co-rapporteur de la commission, le LR Guillaume Larrivé a jugé que " ce n'était pas possible " d'attendre jusque lundi matin pour l'audition de Gérard Collomb, parlant de " dizaines d'heures de travail devant nous ". Actant le désaccord, elle a constaté "un manque de confiance" entre les membres du bureau qui "ne permet pas à la commission de travailler dans la sérénité".

Dans le même temps, Alexandre Benalla a été placé en garde à vue pour violences en réunion, usurpation de fonctions, port illégal d'insignes réservées à l'autorité publique et complicité de détournement d'images de vidéoprotection, a indiqué le parquet de Paris à BFMTV. "On a un président de la République, son directeur de cabinet l'a confirmé, qui était au courant de tout et qui a tout fait pour protéger M. Benalla et puis finalement le troisième scandale c'est que M. Macron fait tout pour cacher les faits".

Les investigations ont été confiées à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi qu'à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

- En revanche, à l'Assemblée nationale, la commission d'enquête a échoué à se mettre d'accord sur un calendrier d'auditions. Or, jeudi matin, au lendemain des révélations du journal Le Monde, Bruno Roger-Petit assurait lors d'une déclaration officielle qu'Alexandre Benalla avait été " mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire", du 4 au 19 mai, et entièrement " démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président ". L'indignation ne s'est jamais aussi vivement exprimée dans la classe politique depuis l'élection de mai 2017, jusqu'à paralyser les débats à l'Assemblée sur la réforme constitutionnelle. "Est-ce qu'il a encore la capacité à être ministre de l'Intérieur, ou est-ce qu'au contraire il y nécessité pour lui de passer à autre chose, parce qu'à l'évidence la confiance que peuvent lui accorder les Français est (.) devenue impossible?", a-t-il poursuivi.

LR, socialistes, Insoumis, communistes et extrême droite ont dénoncé des " mensonges " de Gérard Collomb, qui a laissé entendre jeudi, devant le Sénat, que la saisine de la police des polices était nouvelle. Les députés de la France Insoumise ont proposé de voter sur une motion de censure du gouvernement.

Au coeur de la tourmente, Emmanuel Macron est resté stoïque et silencieux. Il travaillera ce week-end à la Lanterne près de Versailles "comme d'habitude", selon l'Elysée.

Pourtant, selon deux photos publiées sur les sites de Paris-Normandie et Libération , il est possible de voir Alexandre Benalla aux côtés du couple présidentiel lors d'une visite privée à Giverny le 13 juillet et juste devant le président lors du défilé militaire organisé à l'occasion du 14 juillet. Ce dernier - toujours en garde à vue - était présent.

Dernières nouvelles