Rétropédalage : Donald Trump dit qu'il s'est mal exprimé sur l'ingérence russe

Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine se serrent la main le 16 juillet à Helsinki en Finlande

Les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine se serrent la main le 16 juillet à Helsinki en Finlande

"Les Russes ne sont pas nos amis", a insisté Mitch McConnell, le chef de fil des Républicains au Sénat qui a ajouté "avoir toute confiance dans nos services de renseignement".

Il maintient que sa dernière rencontre avec Vladimir Poutine a été un véritable succès et écorche au passage les médias qui ne lui sont pas favorables. A Helsinki, Donald Trump a dit: "Je ne vois aucune raison pour laquelle cela serait la Russie" [qui aurait procédé à cette ingérence].

"J'accepte les conclusions de nos services de renseignement selon lesquels la Russie a interféré dans l'élection de 2016". "Je ne vois aucune raison pour laquelle cela serait la Russie (qui aurait procédé à cette ingérence)".

Donald Trump a demandé à son conseiller à la Sécurité nationale d'inviter le président russe à Washington à l'automne, a indiqué la Maison-Blanche.

Des discussions sont "en cours" pour organiser un deuxième sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine, à Washington à l'automne prochain, a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, en pleine polémique sur la rencontre d'Helsinki. Depuis, le président américain tente de calmer la tempête.

Signe de l'ampleur du malaise, la chaîne de télévision préférée des conservateurs, Fox News, a laissé une place inédite aux détracteurs de la tournée présidentielle. Ces mots du président Trump ont alors déclenché un tollé outre-Atlantique, y compris dans son propre camp, obligeant le président américain à faire marche arrière ce mardi.

M. Trump "doit immédiatement renverser la vapeur", a de son côté estimé Anthony Scaramucci, un éphémère ancien directeur de la communication de la Maison-Blanche, sur les ondes de CNN.

Dans une conférence de presse mardi sur la colline du Capitole, le président républicain de la Chambre des représentants a enfoncé le clou. Ils ont bien interféré.

Depuis l'Afrique du Sud où il est en voyage, l'ex-président démocrate Barack Obama a lui regretté une "époque incertaine", dans laquelle "chaque nouveau cycle d'actualité apporte son lot de titres préoccupants et donnant le tournis".

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