La photo avec Erdogan n'avait "aucune intention politique", se défend Özil — Allemagne

Mesut Özil claque la porte de la sélection allemande

Allemagne : Mesut Özil annonce sa retraite internationale !

Le Gunner les accuse de l'avoir jugé davantage pour sa photo polémique aux côtés du président turc Recep Tayyip Erdogan avant le Mondial (voir ici) que pour ses performances dans la compétition. Et pour se relever dans les années à venir, l'Allemagne ne pourra pas compter sur Mesut Özil. Après une Coupe du monde ratée en Russie, celui qui avait brillé en 2014 lors de la victoire de l'Allemagne a annoncé ce dimanche qu'il quittait la sélection.

"Le traitement que j'ai reçu de la part de la Fédération allemande de football et de beaucoup d'autres ne me donne plus envie de porter le maillot national", écrit-il dans un long message partagé en plusieurs morceaux sur Twitter. Le joueur en a profité pour régler ses comptes.

"C'est avec le coeur lourd et après avoir beaucoup réfléchi aux récents événements que j'ai décidé je ne jouerais plus avec l'Allemagne au niveau international tant que je ressentirai ce racisme et ce manque de respect", a affirmé le champion du monde 2014 sur Twitter. "Sinon pourquoi auraient-ils utilisé des images et gros titres avec mon nom en guise d'explication à l'élimination en Russie?", s'est indigné Özil. "Des journaux essayent de retourner la nation allemande contre moi". On m'avait demandé de prendre part à des vidéos promotionnelles pour le Mondial. "Il aurait bien fait, après l'erreur des photos avec Erdogan, d'affirmer son attachement à l'Allemagne", a expliqué le Ballon d'Or 1990. (...) Ai-je le droit de penser que c'est pourtant pire que de faire une photo avec le président du pays de ma famille? "Je ne serai plus le bouc émissaire du président Grindel à cause de son incompétence et de son incapacité à faire son job correctement", a lâché l'ancien joueur du Real Madrid, qui ne s'est pas arrêté là. Je sais qu'il ne voulait plus de moi dans l'équipe après la polémique liée à la photo. Le sélectionneur Joachim Low a même été contraint, sous la pression populaire, de le mettre sur le banc à l'occasion du second match face à la Suède. (...) Je ne suis toujours pas accepté dans cette société. "Est-ce parce que je suis musulman?" " Une dernière salve en forme de coup de grâce".

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