Forte hausse des infections sexuellement transmissibles en France

Recrudescence des IST chez les 15-24 ans

En quatre ans, le nombre des infections sexuellement transmissibles a été multiplié par trois en France

Sans prise en charge rapide, elles peuvent occasionner des complications à long terme, comme des infections génitales hautes (salpingites, abcès tubo-ovarien, etc) ou des infertilités. En France, leur progression depuis 2012 est alarmante. Les 15-24 ans sont là encore les plus concernées par cette IST, quelle que soit la région (181/100 000).

Santé publique France alerte sur la forte recrudescende des infections sexuellement transmissibles (IST), dans une enquête publiée mercredi 18 juillet. En effet, en 2016, le nombre de personnes touchées par la chlamydia a été estimé à 267.097, contre 76.918 en 2012 alors que pour le gonocoque, le nombre de diagnostics était estimé 15.067 en 2012.

Santé publique France indique que ce nombre est probablement sous-évalué, et largement. D'ailleurs, les chiffres communiqués seraient bien en dessous de la réalité: "Ils ne prennent pas en compte les personnes n'ayant pas consulté, notamment en raison de l'absence de symptômes, ou n'ayant pas fait l'objet d'un prélèvement biologique ".

Très contagieuses et souvent asymptomatique, la chlamydiose passe souvent inaperçue.

Le dépistage peut être effectué suite à une consultation chez son médecin traitant ou son gynécologue ou un dermatologue-vénérologue qui orientera vers un laboratoire, ou encore gratuitement dans les Centres Gratuits d'information, de Dépistage et de Diagnostic (CeGGID) et les centres de planification ou d'éducation familiale. Une autre étude est en cours pour tester l'efficacité d'un programme de dépistage par autoprélèvement chez les moins de 25 ans.

La Chlamydia est l'infection sexuellement transmissible (IST) la plus fréquente en Europe.

Regardez le spot "Un préservatif, ça peut te sauver la vie". L'objectif est de conscientiser la population sur les dangers des IST, en particulier les jeunes qui restent mal informés. En se propageant à l'utérus et dans les voies génitales, l'IST est responsable d'un tiers des grossesses extra-utérine, et augmente le risque: de douleurs pelviennes chroniques, d'infections génitales hautes et d'une infertilité définitive. "Gardes-en toujours sur toi".

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