Les pro-Kabila mettent en cause Bemba et son éligibilité — RDC

Jean-Pierre Bemba sur son retour en RDC: «Je souhaite l’unité de l’opposition»

Les pro-Bemba sollicitent la police congolaise pour son retour en RDC

J'ai prévenu les autorités et l'ONU de mon arrivée.

Par ailleurs, Bemba a confirmé qu'il sera sur le sol congolais le 1er août prochain, en homme tourné vers l'avenir: "mon retour au pays est sans idée de rancune ou de vengeance".

Après avoir été acquitté par la Cour pénale internationale (Cpi) et remis en liberté provisoire en juin dernier, l'ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean Pierre Bemba sera de retour dans son pays le 1er Août prochain, a annoncé lundi, le Mouvement de libération du Congo (Mlc) qui l'avait déjà investit comme candidat à la présidentielle du 23 décembre prochain.

Après sa libération conditionnelle, M. Bemba a obtenu un passeport congolais diplomatique.

En perspective des élections, Jean-Pierre Bemba "souhaite l'unité de l'opposition", en disant vouloir dialoguer avec ses leaders, y compris Moïse Katumbi, ex-proche de Kabila passé dans l'opposition en 2015 et en exil depuis mi-2016.

"Si nous voulons gagner, nous devons passer par un seul candidat de l'opposition", a-t-il dit en substance.

Parlant d'un éventuel troisième mandat du président Joseph Kabila, l'homme est resté catégorique à ce sujet: "la constitution est claire et j'ai toujours entendu qu'elle serait respectée ".

L'occasion était indiquée pour cette opposition d'organiser une sorte des primaires, pour permettre au meilleur candidat et ayant le meilleur projet de société, d'être choisi par ses pairs.

Interrogé sur ses intentions, l'ex-chef de guerre a précisé qu'il avait rédigé pendant sa détention à La Haye un "programme de 200 pages", économique, social, sanitaire, écologique et éducatif.

Dans sa déclaration ce jeudi 26 juillet 2018, Nogec s'appuie sur l'article 10 de la loi électorale qui frappe d'inéligibilité les personnes condamnées par une décision judiciaire irrévocable, et ce regroupement politique conclut que Jean Pierre Bemba est juridiquement inéligible du fait de sa condamnation par CPI. "Je ne pars pas les mains vides", a-t-il promis. Il avait été condamné en 2016 à 18 ans de prison pour des exactions commises par sa milice en Centrafrique au début des années 2000. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.

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