L'humanité vivra à crédit dès le 1er août

Des femmes dans des champs à Bhaktapur au Nepal

Des femmes dans des champs à Bhaktapur au Nepal. Narayan Maharjan Nur

Cette date, appelée par les scientifiques de " jour de dépassement", est la plus précoce jamais enregistrée depuis le lancement de ce calcul au début des années 1970, où la date retenue était celle du 29 décembre. Après cette date, l'humanité vit à crédit. Une situation alarmante qui nécessite que des mesures drastiques soient prises pour réguler l'utilisation des ressources mondiales.

"Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne l'association.

Selon Valérie Gramond de WWF, le mouvement "s'est accéléré à cause de la surconsommation et du gaspillage". "On met à mal la capacité de la planète à se régénérer", en puisant par exemple dans les stocks de poissons, ajoute-t-elle, rappelant que dans le monde, environ un tiers des aliments finissent à la poubelle.

Mais en matière de consommation des ressources, tous les pays ne sont pas égaux.

En Belgique, la date symbolique du dépassement est le 1er avril. Le 21 décembre pour le Viêtnam, le 5 mai pour la France.

Et comme quasiment chaque année depuis près de 50 ans, le jour de dépassement survient de plus en plus tôt dans l'année. Les États-Unis, en revanche, vivraient à crédit de leurs ressources à partir du 14 mars. Si l'ensemble de l'humanité vivait comme eux, le "jour du dépassement" interviendrait dès les 9 et 19 février.

C'est l'ONG Global Footprint Network qui l'a annoncé: " C'est la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre put nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans peuvent absorber", affirme Valérie Gramond de WWF. Retrouvez la date pour les autres pays dans la carte ci-dessous. C'est notamment le cas de l'Earth Genome Project qui bénéficie du soutien de Google.

Je fais ma propre remise en question: je sais pertinemment que cette année, malgré mes efforts en termes d'habillement et d'alimentation, le fait d'avoir régulièrement pris l'avion pour mes reportages alourdit largement mon empreinte carbone, ce qui me conduit à m'interroger sur mes pratiques et à chercher des solutions.

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