Ryanair face à une cinquième journée de grève de ses pilotes | Transports

Les pilotes de Ryanair Belgique en grève le 10 Août

Le personnel de cabine de Ryanair invité à ne pas se joindre à l'action des pilotes du 10 août

La semaine dernière, c'est à coups de menaces d'avertissements de "no show" que l'entreprise avait répondu à ses travailleurs grévistes.

Ryanair a confirmé ces statistiques dans une lettre ouverte destinée mercredi à Forsa, l'organisation syndicale qui représente ses pilotes en Irlande. En représailles à la grève, Ryanair a décidé la semaine dernière de diminuer le nombre de ses vols en partance de Dublin pour le prochain hiver. Dans un courrier envoyé au syndicat des pilotes irlandais Forsa, la compagnie aérienne propose une rencontre, dès samedi au besoin, pour trouver une solution et mettre un terme au conflit.

Dans un communiqué distinct, Ryanair a dit "regretter profondément" cette annonce d'un nouveau jour de grève, qui ne sera observée, selon la compagnie, que par "seulement 25% des pilotes irlandais". La compagnie entend transférer des avions vers la Pologne, ce qui pourrait coûter leurs emplois à 300 personnes, à savoir 100 pilotes et 200 personnels de cabine.

Les pilotes irlandais sont en outre désormais épaulés par leurs collègues en Suède qui ont annoncé mercredi se mettre en grève le 10 août. Les pilotes néerlandais rejoindraient alors d'autres collègues européens qui ont déjà fait grève afin de tenter d'obtenir de meilleures conditions de travail.

Ryanair est par ailleurs sous la menace d'actions de la part des pilotes allemands et néerlandais, qui n'ont toutefois pas encore déposé de préavis de grève.

Mardi dernier, environ un quart de ses pilotes basés à Dublin ont observé leur troisième arrêt de travail de 24 heures en deux semaines et les personnels de cabine d'Italie, d'Espagne, du Portugal et de Belgique se sont mis en grève pendant deux jours la semaine dernière, ce qui avait alors contraint le groupe à annuler plus de 12% de ses vols. Le malaise au sein de la compagnie a éclaté au grand jour à la suite d'un sérieux problème de planning de pilotes en septembre 2017 qui a entraîné un grave conflit social et des annulations portant au total sur 20 000 vols dans les mois qui ont suivi.

Ce bonus peut atteindre un an de salaire, soit environ un million d'euros pour M. O'Leary au titre de l'exercice écoulé.

Cette crise et le malaise social qu'elle a révélé l'ont poussé à négocier un virage à 180 degrés en entamant des négociations avec des syndicats dans plusieurs pays, alors que la compagnie avait jusqu'ici refusé de les reconnaître.

Le groupe n'a cessé de dénoncer ces mouvements sociaux et a averti qu'ils pourraient l'obliger à supprimer des vols et des emplois, avant de finalement mettre sa menace à exécution en Irlande. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.

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