Les sanctions américaines prouvent "notre grande détermination" (Pompeo) — Turquie

LA JUSTICE TURQUE REJETTE LA LIBÉRATION D'UN PASTEUR AMÉRICAIN

Un pasteur brouille Trump avec Erdogan

Depuis les menaces américaines, la livre turque a commencé à plonger face au dollar américain.

Une cour d'appel turque a rejeté mardi la demande de mise en liberté du pasteur américain Andrew Brunson, assigné à résidence durant son procès pour des faits supposés de terrorisme. "Il n'y a, à notre connaissance, aucune preuve que ce dernier ait fait quelque chose de mal et nous pensons qu'il est victime d'un traitement injuste de la part du gouvernement turc", a dit Sarah Sanders.

C'est maintenant la Turquie que Donald Trump se met à dos.

Mais son homologue turc Recep Tayyip Erdogan a répliqué en affirmant qu'il ne pourrait pas "obliger la Turquie à reculer avec des sanctions".

Après l'annonce de la saisie des biens et avoirs de deux ministres turcs impliqués dans la détention du pasteur Brunson, Ankara a assuré que des mesures "réciproques" seraient prises "sans délai".

Les menaces américaines sont "absolument inacceptables", a déclaré mardi le porte-parole de la présidence turque, Ibrahim Kalin, ajoutant que si les États-Unis mettaient à exécution leurs menaces de sanctions, Ankara "prendrait des mesures de représailles".

Par ailleurs, l'incarcération par la Turquie de deux employés locaux des missions américaines et le placement en résidence surveillée d'un troisième ont contribué à tendre les rapports bilatéraux.

"Il nous est impossible d'accepter cette mentalité évangéliste et sioniste et ce ton menaçant venant des Etats-Unis", a également déclaré le président turc, répondant aux questions de journalistes à Ankara.

Les relations entre la Turquie et les Etats-Unis, qui ont les deux plus grandes armées de l'Otan, sont compliquées par des désaccords sur le dossier syrien et le sort du prédicateur et opposant turc Fethullah Gülen, exilé en Amérique, dont Ankara réclame avec insistance l'extradition pour son implication présumée dans le putsch avorté de juillet 2016.

Le soutien apporté par Washington à la milice syrienne kurde des YPG a en outre fortement tendu les rapports, Ankara voyant dans ce groupe armé une organisation "terroriste" qui menace ses frontières.

Dernières nouvelles