La demande de Donald Trump qui va faire jaser — Ingérence russe

Jr coincé à l'aéroport à côté du procureur sur l'enquête russe a fait bien rire les Américains

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Le président Donald Trump a demandé mercredi au procureur général Jeff Sessions de mettre un terme à l'enquête de Robert Mueller sur la Russie, un jour après le début du procès de son ancien président de campagne.

Accusé de fraude fiscale et de blanchiment, l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, comparaît mardi devant un juge en ouverture du premier procès découlant de l'explosive enquête russe, cible des foudres du président américain qui dénonce sans relâche une " chasse aux sorcières ". Dès mars 2017, moins de deux mois après l'investiture du 45e président des Etats-Unis, il s'est en effet récusé de tous les dossiers liés aux soupçons d'influence russe après avoir dû admettre qu'il avait omis d'évoquer, lors de la procédure de confirmation de sa nomination par le Sénat, ses rencontres avec l'ambassadeur russe à Washington. C'est le n°2 de la Justice, Rod Rosenstein, qui a le pouvoir d'y mettre fin. Le New York Times a affirmé en janvier que M. Trump avait voulu limoger aussi M. Mueller en juin 2017 mais avait reculé après qu'un conseiller juridique de la Maison Blanche, Don McGahn, eut menacé de démissionner s'il le faisait. "Ce n'est pas un ordre, c'est l'opinion du président", a dit sa porte-parole Sarah Sanders. "Mais il veut également la voir arriver à sa fin", a-t-elle ajouté, en référence à l'enquête.

Si M. Manafort devait être déclaré non coupable, disent-ils, il s'agirait d'un dur coup pour l'enquête du procureur Mueller, dont la crédibilité est constamment attaquée par M. Trump lui-même.

"Il a travaillé pour moi très peu de temps".

L'affaire de collusion entre la Russie et l'équipe de Donald Trump pendant la campagne présidentielle empoisonne le mandat du président américain.

A 69 ans, l'ancien lobbyiste s'est longtemps cru "au-dessus des lois", a asséné la veille l'accusation.

Le procureur Mueller a remis un dossier de 500 pièces - déclarations de revenus, hypothèques, photos de montres de luxe et de résidences - pour illustrer le train de vie et la fortune de l'accusé.

Paul Manafort doit faire face à un second procès en septembre, à Washington, toujours dans le cadre de l'enquête Mueller qui l'accuse cette fois, notamment, de blanchiment d'argent et de ne pas avoir déclaré ses services de lobbyiste en faveur d'un gouvernement étranger. Paul Manafort, ex-chef de campagne, est jugé pour fraude fiscale et blanchiment.

Paul Manafort a demandé que les détails de ses activités en Ukraine soient tenus en dehors du procès actuel. Des membres de l'équipe du procureur spécial ont assisté au début de l'audience.

Certains espèrent pourtant que Paul Manafort finira par révéler des informations importantes pour le dossier. Après presque quatre heures, les douze jurés -six femmes et six hommes- ont été sélectionnés pour le procès qui devrait durer trois semaines.

Alors que l'ire du président va crescendo contre les investigations de Robert Mueller, ce procès ultra-attendu embarrasse la Maison Blanche.

Paul Manafort "n'a aucune information incriminant le président", avait martelé lundi Rudy Giuliani. Depuis c'est le silence.

Parmi la trentaine d'individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès. Il estime peut-être que ce procès lui permet de préserver "ses chances d'obtenir une grâce" présidentielle.

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