"Maintenir la pression" sur la Corée du Nord

Dénucléarisation de la Corée du Nord encore

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo au forum de l'Asean à Jakarta le 3 août 2018

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a appelé samedi à "maintenir la pression" sur la Corée du Nord, provoquant la colère de Pyongyang qui a dénoncé "l'impatience" de Washington.

Le rapport sur six mois, établi par des experts indépendants sur la mise en œuvre des sanctions de l'ONU, a été soumis au Comité des sanctions sur la Corée du Nord du Conseil de sécurité tard vendredi soir.

Le rapport a déclaré la Corée du Nord "n'a pas cessé ses programmes nucléaire et de missiles et a continué à défier les résolutions du Conseil de Sécurité par le biais d'une augmentation massive de l'illicite d'un navire à l'transferts de produits pétroliers, ainsi que par des transferts de charbon à la mer en 2018", selon Le Guardian.

La Defense Intelligence Agency et la CIA ont exprimé des doutes que le leader Nord-coréen Kim Jong de l'Onu, la Corée du Nord a aucune intention de plein dénucléarisation.

Un pays, qui n'a pas été identifié, a montré aux experts une lettre du 13 juillet 2016 d'un dirigeant houthi invitant les Nord-Coréens à se rencontrer à Damas "pour discuter de la question du transfert de technologie et d'autres questions d'intérêt mutuel", selon le rapport. "Et surtout quand on avance des exigences unilatérales qui ne vont faire que saper la confiance au lieu de la renouveler", a-t-il ajouté.

Mike Pompeo a insisté, au cours d'un forum de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) à Singapour, "sur l'importance de maintenir la pression diplomatique et économique sur la Corée du Nord, afin d'arriver à une dénucléarisation définitive et totalement vérifiée à laquelle la Corée du Nord s'est engagée".

Lors du sommet du 12 juin, Kim Jong Un a réaffirmé son engagement en faveur d'une "dénucléarisation complète de la péninsule coréenne", une vague déclaration d'intentions sans calendrier ni modalités, bien loin de la dénucléarisation "complète, vérifiable et irréversible" qu'exigeaient les Etats-Unis.

Il a en revanche particulièrement stigmatisé la Russie, évoquant des informations selon lesquelles elle continuait de faire affaire avec des Nord-Coréens et d'offrir du travail aux travailleurs expatriés nord-coréens, source importante de revenus pour le régime de Pyongyang.

" Ce serait une violation des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies ", et " toute violation " sera " prise très au sérieux par les États-Unis", a-t-il déclaré, promettant d'en parler avec Moscou.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a annoncé ce financement en marge de la 51 conférence des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN (AMM 51) et de ses réunions connexes à Singapour.

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