Affaire Benalla: ce que le couple agressé a dit à la police

Alexandre Benalla et Vincent Crase interviennent le 1er mai aux côtés des forces de police. Avec le haut gris l'homme de 29 ans

Affaire Benalla : le couple de la Contrescarpe n'aurait pas menti à la police

Ce mardi 7 août, le journal "Le Monde" révèle que les deux jeunes violemment interpellés par Alexandre Benalla le 1er mai dernier sur la place de la Contrescarpe ne possèdent pas d'antécédents judiciaires, et ont bien décliné leur identité ce jour-là contrairement à ce que certains ont pu affirmer. Il en ressort que le jeune couple, inconnu de ses services, n'a pas cherché à dissimuler son identité, ni provoqué de violences "graves" ou "répétées" contre les CRS. Ils sont en effet soupçonnés d'avoir jeté sur un CRS des bouteilles, ce qui a motivé notamment l'intervention d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase (selon leur version).

Alexandre Benalla, chargé de mission pour la sécurité à l'Élysée, a été filmé le 1er Mai en train de molester des manifestants place de la Contrescarpe, à Paris, alors qu'il était officiellement présent pour observer le travail des forces de l'ordre. Les coups pleuvent sur le jeune homme, comme en témoigne la désormais fameuse vidéo. Le couple a donc été libéré sans être poursuivi.

Au Canard enchaîné, le préfet a concédé "un pur geste de courtoisie".

M. Dupuch répond dès le lendemain, déplorant que le jeune couple brutalisé n'ait pas été déféré.

D'après le préfet de police de Paris Michel Delpuech, le 25 juillet, devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, ils "n'avaient pas de papiers sur eux" et avaient "déclaré de fausses identités". Plusieurs médias et protagonistes avaient également rapporté que le couple avait voulu dissimuler son adresse et son identité. D'après lui, "priorité [avait] été donnée aux individus suspectés d'avoir participé aux actions les plus violentes, porteurs d'armes, de vêtements noirs, foulards, accessoires de dissimulation, c'est-à-dire les potentiels membres des black blocs", ces groupes de casseurs présents par centaines ce jour-là et responsable de nombreuses dégradations dans la capitale.

Mais François Molins ne se satisfait pas de cette réponse: dès réception, il réclame l'éclairage de la sûreté territoriale de Paris. qui ne dit pas autre chose: le 1er mai, il a été décidé de "prioriser" les gardes à vue de militants susceptibles d'appartenir à la "mouvance black bloc".

Le quotidien s'appuie sur des courriers adressés au procureur de la République de Paris François Molins par deux services de police, qui indiquent qu'aucune poursuite n'avait été engagée contre les deux manifestants car leurs fiches d'interpellation ne faisaient "pas état d'infractions de violences volontaires graves ou répétées" à l'encontre de la police "ou d'atteintes particulières ou dangereuses".

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