L’UE réagit au rétablissement des sanctions US contre l’Iran

Des Iraniens dans la Grand bazar de Téhéran à l'approche des nouvelles sanctions américaines le 28 juillet 2018

L’UE réagit au rétablissement des sanctions US contre l’Iran

"Le président Rohani s'est par ailleurs dit ouvert à négocier à condition que les États-Unis prouvent d'abord leur bonne foi".

La Maison-Blanche vise à détailler lundi les sanctions qu'elle entend rétablir contre l'Iran, conformément au souhait du Président Donald Trump, a déclaré dimanche le secrétaire d'État Mike Pompeo, cité par Reuters. Comment peuvent-ils montrer qu'ils sont dignes de confiance? Mais M. Trump a aussi souligné qu'il restait "ouvert" à un "accord plus global qui concernerait l'ensemble de ses activités néfastes, y compris son programme balistique et son soutien au terrorisme". "Soit il change son attitude menaçante et déstabilisatrice, et il pourra retourner dans le giron de l'économie mondiale, soit il continue sur la route de l'isolement économique". "En revenant au JCPOA", a-t-il indiqué, en référence au plan d'action global conjoint, le nom officiel de l'accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 et dont les Etats-Unis se sont unilatéralement retirés en mai.

Ces mesures "intensifient la pression sur Téhéran pour qu'il change de comportement", a insisté M. Trump. Ces premières sanctions toucheront les transactions financières en dollars américains, le commerce de l'or et des métaux précieux, le commerce des graphites et des métaux ainsi que les achats dans les secteurs de l'automobile et de l'aviation commerciale. Il reproche notamment à Téhéran son soutien au dirigeant syrien Bachar al-Assad, aux rebelles Houthis au Yémen ou encore au Hamas à Gaza et au Hezbollah libanais.

L'Union européenne déclare lundi "regretter vivement" le rétablissement à venir de sanctions américaines contre l'Iran. Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la Banque centrale.

Mesures anticorruption La semaine dernière, plusieurs villes iraniennes ont été le théâtre de manifestations sporadiques et de grèves, fruits du mécontentement face à la situation économique détériorée, à la classe politique mais aussi au manque d'eau causé par la sécheresse.

Les sanctions risquent de lourdement peser sur une économie déjà à la peine, qui souffre d'un taux de chômage élevé et d'une nette inflation. Le pays mené par Donald Trump a alors menacé de sévir contre " tout autre pays qui aide l'Iran dans sa quête d'armes nucléaires ".

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