Facebook et Youtube évincent à leur tour le conspirationniste Alex Jones

Qui est Alex Jones le conspirationniste devenu l'ennemi n°1 du Web

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À de multiples reprises, depuis la tuerie perpétrée par Adam Lanza dans une école élémentaire du Connecticut qui a fait 26 morts, ce Texan de 44 ans a prétendu que le massacre était une mise en scène.

Le site à forte audience créé et présenté par Alex Jones relaie théories du complot, intox et discours haineux. Il a entre autre évoqué d'autres théories jugées conspirationnistes, selon lesquelles, notamment, le gouvernement américain aurait commandité plusieurs actes terroristes, comme les attaques du 11-Septembre.

Facebook a annoncé lundi avoir fermé quatre pages appartenant au célèbre théoricien du complot, dont deux propres à son émission InfoWars, parce que celui-ci aurait violé les politiques du réseau social en matière de discours haineux et de harcèlement.

"Ces pages sont accusées de " glorifier la violence " et " d'utiliser un langage déshumanisant pour décrir des personnes transgenres, musulmanes et immigrées ", en infraction avec le règlement interne de Facebook.

Depuis, Alex Jones a mis en ligne du contenu supplémentaire sur Facebook, lequel a amené le groupe à suspendre les quatre principales pages du polémiste d'extrême droite.

Les géants d'internet ont lancé lundi une offensive contre le conspirationniste américain Alex Jones, désormais privé d'accès à Facebook, YouTube, Apple et Spotify, des sanctions dénoncées par l'extrême droite, qui y voit un complot. Réputé pour ses vidéos véhiculant des théories conspirationnistes, Alex Jones a encore suscité la controverse après avoir tenu des propos racistes et incitant à la haine dans ses dernières publications.

"Pendant plus d'une décennie, écrit le Los Angeles Times, les entreprises technologiques ont bâti d'énormes plateformes de réseaux sociaux sur un principe simple: s'emparer du pouvoir de publication, longtemps réservé à des organes traditionnels tels que les journaux et les chaînes de télévision, et le distribuer à tout le monde, sans aucune censure". Sa chaîne demeure néanmoins accessible sur la plateforme de vidéos en ligne.

En décalage ostensible avec les autres grands noms d'internet, Twitter a indiqué lundi à la chaîne CNBC qu'il ne suspendrait pas, en l'état, les comptes d'Alex Jones et d'Infowars.com, car ils ne violaient pas le règlement de Twitter.

"Cette purge était une action coordonnée et n'avait rien à voir avec l'application des règles sur les propos haineux", a affirmé l'agitateur dans son émission de lundi.

Plusieurs utilisateurs du service de streaming musical ont même menacé de résilier leur abonnement si Spotify continuait à diffuser les podcasts d'Alex Jones. "Les géants de la tech se sont entendus contre les conservateurs", a ainsi titré le site Gateway Pundit. "Qui tire les ficelles en coulisse?".

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