La Russie promet une riposte après les nouvelles sanctions américaines

Affaire Skripal : les Etats-Unis annoncent des sanctions contre la Russie

Affaire Skripal : l’administration Trump annonce des sanctions contre la Russie

Alors que la Russie avait jusque-là nié les accusations de la Grande-Bretagne sur son implication dans la tentative d'assassinat, l'administration Trump affirme avoir établi qu'elle était bien impliquée dans l'affaire et annonce des sanctions.

"Les États-Unis ont établi que le gouvernement de la Fédération de Russie avait utilisé des armes chimiques ou biologiques en violation du droit international, ou avait utilisé des armes chimiques ou biologiques mortelles contre ses propres ressortissants", a-t-elle expliqué.

Ces sanctions entreront en vigueur autour du 22 août, précise le département d'État.

La deuxième tranche sera imposée trois mois plus tard si la Russie ne donne pas de garantie qu'elle n'utilisera pas d'armes chimiques à l'avenir et n'accepte pas des inspections des Nations unies.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié les Etats-Unis de "partenaire imprévisible", mais ajouté "garder l'espoir de relations constructives avec Washington": "Ces relations ne sont pas seulement dans les intérêts de nos deux peuples, mais aussi de la stabilité et de la sécurité dans le monde".

Mercredi dans la soirée, le département d'Etat a annoncé l'introduction de mesures, dont la teneur n'a pas été dévoilée officiellement, liées à l'empoisonnement début mars à Salisbury, au Royaume-Uni, de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia.

Le rouble s'est rapproché mercredi d'un plus bas de deux ans et les autres actifs russes ont reculé également face à la perspective de sanctions américaines.

L'attaque, qui a été imputée par les services de renseignement britanniques à la Russie, a fait deux autres victimes, hospitalisées le 30 juin après avoir été en contact elles aussi avec du Novitchok. Une femme de 44 ans n'a pas survécu, alors que son compagnon, âgé de 45 ans, s'est rétabli.

La loi américaine de 1991 sur l'élimination de l'usage des armes chimiques et biologiques oblige le président américain à imposer des sanctions contre toute personne étrangère s'il " détermine qu'elle a sciemment contribué aux efforts d'un pays pour acquérir ou faire l'usage d'armes chimiques ou biologiques ".

"La partie russe va se pencher sur l'élaboration des mesures de rétorsion à cette nouvelle démarche inamicale de Washington", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse.

Selon elle, ces sanctions sont introduites sous un "prétexte inventé" et les conditions pour leur suppression avancées par Washington sont "notoirement inacceptables" pour la Russie.

L'empoisonnement confirmé de l'ex-agent double et de sa fille par leur exposition au Novitchok, un agent neurotoxique mis au point par l'Union soviétique à la fin de la Guerre froide, avait été attribué par Londres à Moscou, qui avait nié toute implication.

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