La France accueille le train du futur — Hyperloop

Sud Ouest

Hyperloop: un petit village français veut son train du futur

La belle promesse de Sébastien Gendron, P-DG de la société canadienne Transpod Hyperloop, est en passe de franchir une nouvelle étape vers sa concrétisation. Ce choix provient avant tout d'un démarchage réalisé par un groupe d'entrepreneurs et des élus locaux, réunis pour faire naître "un projet innovant et capable de braquer les projecteurs du monde entier sur notre région", a précisé Vincent Léonie, adjoint au maire de Limoges et vice-président de la métropole limougeaude. Pouvant atteindre une vitesse maximale de 1200 km/h, les cabines - ou capsules - pressurisées circulent dans des tubes à basse pression, pour " s'affranchir des barrières aérodynamiques ", explique Sébastien Gendron.

La piste d'essai se compose d'un tube sur pylônes de trois kilomètres de ligne droite qui sera construite le long d'une ancienne voie ferrée, sur un terrain mis à disposition par le département de Haute-Vienne. Le patron de Transpod entend, en une décennie, "faire voyager sur terre des humains et des marchandises à la vitesse de l'avion, avec la cadence du métro".

Lors de la réunion publique, des riverains avaient fait remarquer que le centre d'essais allait être très proche de leurs propriétés.

Plus ou moins avancés, des projets similaires existent aux États-Unis, en Inde, en Arabie saoudite. Les travaux devraient débuter cette année dans la commune du Limousin, pour une première commercialisation prévue autour de 2030. Pour cela, Transpod souhaite installer des techniciens et scientifiques supplémentaires à Droux. Ce projet, de 21 millions d'euros, est financé par des investisseurs privés et possible grâce à la levée de fonds de 50 millions d'euros dont a bénéficié Transpod. La firme canadienne annonce d'ailleurs être en mesure de dévoiler, à l'automne, l'identité " de partenaires industriels français et internationaux de renom", une affirmation vraisemblable alors que les grands acteurs des transports ne veulent pas être mis à l'écart d'une technologie qui pourrait révolutionner le secteur.

La start-up américaine Virgin Hyperloop One a conclu de son côté un accord avec le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol Adif pour construire un centre de recherche en Espagne. Et une étude environnementale doit encore avoir lieu.

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