Hauts-de-Seine : une femme battue expulsée à cause du bruit

La Fondation Abbé Pierre dénonce une hausse des expulsions locatives avec l'arrivée de l'ét

France La Fondation Abbé Pierre dénonce une hausse des expulsions locatives avec l'arrivée de l'ét

En cause? Les scènes de ménage avec son conjoint faisaient trop de bruit et plusieurs voisins excédés s'en sont plaints auprès du bailleur social.

La secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes a publié le courrier qu'elle a envoyé dimanche au bailleur 3F, à l'origine de la procédure, dans lequel elle demande des explications et des mesures pour éviter les expulsions de femmes victimes de violences.

Une vie conjugale de violences et d'insultes.

Expulsion demandée par le bailleur social, le groupe 3F, après les plaintes des voisins exaspérés par les cris.

Selon les faits rapportés par Le Parisien, ce sont les voisins qui ont signalé les cris incessants de cette mère de famille, qui était battue par son compagnon.

En réaction à cette décision du tribunal, la mère de famille s'est exprimée: "Je ne comprends pas qu'on m'expulse avec deux enfants à cause de bruits", "personne ne venait me voir". Tout a commencé par des propos méprisants et humiliants. Elle se voit reprocher des "nuisances sonores importantes troublant la jouissance des occupants de l'immeuble" d'après le jugement rendu fin juin par le tribunal d'instance de Colombes.

Un jour, son conjoint rentre à la maison à 4 heures du matin. "J'ai appelé à l'aide, personne n'est venu", regrette-t-elle lors d'une interview accordée au Parisien. Et un mois plus tard, après un nouvel incident, il est placé en garde à vue.

La plainte pour violences conjugales déposée le 30 mars n'y a rien changé.

La procédure d'expulsion se poursuit. Elle estime que le juge "aurait pu agir avec humanité et renvoyer l'affaire le temps de vérifier que Monsieur était effectivement parti du logement, pour refuser alors d'expulser".

"Nous avons eu de nombreuses plaintes de locataires pour le bruit et des menaces proférées par monsieur contre les résidents et la gardienne". Le bailleur lui, a tout de même assuré ne pas vouloir lâcher Élodie dans la nature et travaille aujourd'hui à une solution de relogement. Comme monsieur et madame sont tout les deux titulaires du bail, la résiliation s'applique à eux deux.

Victime de violences conjugales, Élodie, une mère de famille, a été priée par son bailleur et la justice de quitter son domicile.

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