Sous la pression américaine, Total quitte l'Iran

Sous la pression américaine, Total quitte l'Iran

Sous la pression américaine, Total quitte l'Iran

Total n'est pas la première grande entreprise à quitter l'Iran sous la menace des sanctions américaines.

Seulement, voilà, la réalité est tout autre.

L'Iran reste à ce jour prudent face aux investissements chinois en raison de mauvaises expériences, un contrat ayant déjà été suspendu avec CNPCI en 2011 après l'incapacité du groupe chinois à mener à bien le projet dans le champ de South Pars.

Ce retrait n'étonnera personne, puisque Total avait annoncé il y a deux mois l'intention de se désengager du développement de la phase 11 du projet South Pars.

La quote-part de Total dans le projet de développement de la phase 11 du gisement gazier South Pars s'élève à 50,1% tandis que la compagnie nationale pétrolière chinoise détient 30% du projet et une compagnie iranienne 19,1%.

Le South Pars est une immense poche gazière du Golfe Persique.

Les États-Unis ont rétabli, le 6 août, une série de sanctions contre Téhéran et lancé un avertissement aux pays qui persisteraient à entretenir des relations commerciales avec les Iraniens, et ce après s'être retirés de l'accord nucléaire conclu en 2015 entre l'Iran et d'autres pays.

Mais par peur des pénalités américaines, un grand nombre de groupes, dont le constructeur automobile allemand Daimler, ont déjà annoncé leur retrait du pays.

L'administration Trump a donné aux entreprises une période de 90 à 180 jours pour se retirer d'Iran et une nouvelle salve de sanctions touchant le secteur des hydrocarbures est prévue en novembre. A la tête d'un consortium avec le chinois CNPCI et l'iranien Petropars, Total a indiqué en mai avoir dépensé moins de 40 millions d'euros en raison de l'incertitude croissante liée au rétablissement des sanctions américaines.

Le besoin urgent d'attirer des investissements pour moderniser ses infrastructures énergétiques avait contribué à la signature par Téhéran de l'accord nucléaire en 2015. En quittant la table de jeu, le pétrolier français a cédé ses intérêts au chinois. L'annonce en a été faite solennellement, hier, à Téhéran, par le ministre iranien du Pétrole devant le Parlement. Le sous-investissement international. La monnaie locale, le rial, a perdu 60 % en six mois.

Dernières nouvelles