Choléra : Le Maroc surveille ses arrières

"Il paraît clair que les autorités étaient au courant bien avant cette déclaration", affirme le quotidien francophone Liberté, disant être en possession d'une note de huit pages du ministère de la Santé, datée du 22 août et alertant les autorités préfectorales et les structures de santé sur la maladie.

Pour plus d'informations, les citoyens peuvent consulter le site web (www.sante.gov.dz), conclut le communiqué. Et d'ajouter que les hôpitaux du Maroc seront briefés, à travers des circulaires, suite à l'épidémie qui touche le voisin de l'Est.

"Nous allons également surveiller les aéroports et les ports maritimes qui accueillent des passagers en proenance d'Algérie".

Après l'annonce par l'Algérie de la présence du vibrion cholérique sur son sol, le ministère tunisien de la Santé a déclaré, vendredi 24 août dernier, dans un communiqué, qu'aucun cas de choléra n'a été enregistré dans le pays.

Il est à noter qu'aucun de cas de choléra n'a été détecté dans le Royaume depuis 1997.

Le contrôle des eaux potables dans leur diversité, de l'alimentation, notamment les fruits et légumes et la vulgarisation auprès des habitants de la région, pour se prémunir contre cette maladies, figurent parmi les dispositions prises par les autorités sanitaires.

En revanche, le département de suivi et d'enquête du Centre national de lutte contre la maladie en Libye a "relevé le niveau de préparation pour faire face à la possibilité de transmission du choléra depuis l'Algérie (.) en particulier dans les zones frontalières", a rapporté Libya Observer.

En Algérie, le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui a déclaré lors d'une visite à l'hôpital, dimanche 26 août, que "la situation est complètement sous contrôle", ajoutant que "l'épidémie serait éradiquée d'ici quelques jours".

Le gouvernement algérien est sous le feu des critiques de médias et des réseaux sociaux à propos de sa gestion de l'épidémie de choléra qui a fait deux morts depuis début août.

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