Algérie : près de 60 cas de choléra confirmés, dont 11 à Alger

EzumeImages via Getty Images

EzumeImages via Getty Images

-Préparation à la riposte contre la ré-émergence d'éventuels foyers de choléra, notamment en préparant les laboratoires hospitaliers, en prévoyant des unités d'isolement et de prise en charge des malades et en s'assurant de la disponibilité des stocks en médicaments nécessaires.

Le département d'Anas Doukkali "prendra toutes les mesures de précaution possibles afin d'éviter la propagation de cette épidémie " ayant touché l'Algérie voisine, a indiqué une source de Yabiladi au ministère marocain de la Santé, contactée ce lundi 27 août 2018.

Le webzine Algérie Focus rapporte que certains députés islamistes tels que Naïma Salhi et Lekhdar Benkhellaf, du parti Al Adala accusent la France, à travers sa société Suez environnement, qui gère l'alimentation de l'eau potable et de l'assainissement à Alger et Tipaza, à travers Seaal depuis 2006, d'être derrière la propagation de l'épidémie du choléra.

La source, qui rappelle que "ce n'est pas la première fois que le Maroc fait face à une telle situation puisque plusieurs autres pays africains sont touchés par la même épidémie (...)".

"Nous allons également surveiller les aéroports et les ports maritimes qui accueillent des passagers en proenance d'Algérie". "Leurs ressortissants visitent le Maroc quotidiennement sans que la maladie ne soit transmise aux Marocains", rassure-t-il en insistant sur "la maîtrise de la situation".

Après l'annonce par l'Algérie de la présence du vibrion cholérique sur son sol, le ministère tunisien de la Santé a déclaré, vendredi 24 août dernier, dans un communiqué, qu'aucun cas de choléra n'a été enregistré dans le pays.

Le ministère marocain de la Santé publiera ce lundi un communiqué pour informer les Marocains sur les mesures préventives qu'ils doivent prendre et celles qui seront prises par les autorités sanitaires du royaume, conclut notre source.

Le bilan du ministère algérien de la santé faisait état, le 25 août, de deux morts sur les 49 cas confirmés.

Critiqué sur sa gestion de la crise, le ministre de la Santé Mokhtar Hasbellaoui s'est défendu ce dimanche en expliquant qu' "on ne peut pas annoncer la maladie avant le diagnostic positif, on était dans un cadre de suspicion".

Dernières nouvelles