Dans l’impasse avec la Corée du Nord, Donald Trump accuse la Chine

Le chef de l'Etat sud-coréen Moon Jae-in à Séoul le 15 août 2018

Le chef de l'Etat sud-coréen Moon Jae-in à Séoul le 15 août 20181/3

Cette déclaration fait suite à des compte-rendus indiquant que la Corée du Nord a fait peu voire rien pour démanteler son programme nucléaire, malgré les promesses faites par Kim Jong-un en ce sens lors d'un sommet historique avec le Président des Etats-unis en juin.

"Il n'y a pas de raison, pour le moment, de dépenser de fortes sommes d'argent dans les jeux de guerre conjoints Etats-Unis-Corée du Sud", a dit la Maison-Blanche dans un communiqué posté mercredi sur Twitter par Trump.

Donald Trump a une nouvelle fois accusé mercredi la Chine d'avoir une responsabilité majeure dans la paralysie des discussions actuelles avec la Corée du Nord, se gardant d'adresser la moindre critique au régime de Pyongyang.

Par ailleurs, "le président peut instantanément reprendre des exercices avec la Corée du Sud, et le Japon, s'il choisit de le faire. Ce n'est plus le cas - dormez bien ce soir!"

Trump estime que la Corée du Nord subit une " pression énorme " de la part de la Chine, mais que Pékin n'aide pas en fournissait parallèlement une " aide considérable " à Pyongyang avec notamment du carburant et des matières premières. Les négociations sur la dénucléarisation de la Corée du Nord patinent depuis plusieurs semaines et l'annulation du voyage du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo en Corée du Nord a été un coup d'arrêt remarqué. D'après un porte-parole du Pentagone, les préparatifs se poursuivent conformément au calendrier. "Nous verrons ce qui va se passer (avec la Corée du Nord) mais je me devais d'agir sur la Chine concernant le commerce car c'était vraiment injuste pour notre pays", a-t-il asséné mercredi, déplorant que ses prédécesseurs aient "fermé les yeux" sur ce dossier. Pékin a réagi ce jeudi en dénonçant une "logique irresponsable et absurde" et a appelé Washington à "se regarder dans le miroir au lieu de critiquer les autres". La pilule est d'autant plus amère qu'il s'est longtemps montré très optimiste - faisant preuve d'une grande naïveté selon ses détracteurs - sur l'impact de sa rencontre avec l'héritier de la dynastie des Kim, qui règne d'une main de fer sur la Corée du Nord depuis plus de 60 ans.

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